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[Critique PS5] Ratchet & Clank : Rift Apart – La Première VRAIE Baffe Next-Gen !

Pendant quelques décennies, quand les gens entendaient parler de nouvelles consoles, beaucoup pensaient d’abord aux possibilités que celles-ci apporteraient en matière de puissance graphique. Toujours plus réaliste ! On verra de plus en plus facilement les pores de la peau ! Ça va rendre les jeux plus matures. Jusqu’à la génération PS3, je pensais souvent comme ça alors qu’au final ça ne faisait que m’éloigner de plus en plus de jeux que j’appréciais le plus et arrivé à la génération de la PS4 je n’attendais plus des nouvelles consoles qu’elles offrent des jeux plus réalistes, mais tout simplement plus fous visuellement !

Et j’ai l’impression qu’avec l’arrivée de la génération PS5, beaucoup de gens se sont mis à penser pareil, notamment en voyant la démo de Ratchet & Clank : Rift Apart, qui a été une immense baffe dans la tronche, laissant entrevoir non seulement les possibilités des nouvelles consoles pour leurs capacités graphiques, mais aussi et surtout pour rendre les expériences encore plus impressionnantes en chargeant des niveaux entiers en moins de 3 secondes !

Et en fait… C’est assez ironique que Rift Apart sorte en début de génération, puisque j’ai l’impression que l’on ne pourra plus vraiment faire mieux en termes d’inventivité visuelle tant Insomniac a mis la barre à un niveau stratosphérique d’entrée de jeu.

Enfin si, on pourra toujours faire mieux niveau scénario, au moins…

Un très beau produit dé-Rivet !

L’histoire de Ratchet & Clank : Rift Apart prend des notes de l’excellent film Spider-Man Into the Spiderverse avec notre duo de héros qui se retrouve à devoir sauver une autre dimension lorsque le Docteur Nefarious met la main et casse un outil qui permet de voyager entre les mondes. Dans le chaos d’une intro hyper efficace, Ratchet et Clank se retrouvent séparés et Clank se retrouve plus ou moins forcé à suivre Rivet, la double dimensionnelle de Ratchet qui veut tout faire pour arrêter le Docteur Nefarious qui a pris la place de l’Empereur Nefarious.

Je ne vais pas trop entrer dans les détails pour ne pas spoiler, mais aussi parce qu’il n’y a pas vraiment grand chose à en dire. Enfin si, elle est bien, mais elle manque d’ambition, ne se contentant de recracher des sales tics d’écriture des scénaristes de blockbusters hollywoodiens. Si vous avez vu un film Marvel, vous savez exactement à quoi vous attendre ici, y compris ces moments insupportables où le scénario n’ose pas prendre le temps de se poser en pensant qu’il faut obligatoirement faire avancer les choses pour pas ennuyer le joueur. C’est quasi-systématique : à chaque fois qu’il y a un moment supposé être triste, un des personnages va dire « Écoute, je… » et là boum, un ennemi arrive pour empêcher que les personnages ne se développent.

Mais le pire, ça reste le traitement de Ratchet dans cet épisode, qui est totalement en retrait et reprend sa personnalité nulle du film où il est juste un simple héros de base, là où dans les épisodes PS2 il avait toujours un peu de mordant et de répondant. Ici, il ne fait que réagir aux trucs qui arrivent et on dirait qu’il a constamment peur, au point qu’on dirait presque qu’il n’a pas envie d’être là et n’a plus rien à raconter. J’imagine que cet effacement de personnalité s’est fait pour permettre à Rivet de mieux s’imposer, et elle est tout bonnement fantastique… Au point que ça m’a limite donné envie que le prochain épisode soit centré uniquement sur elle et que Ratchet prenne sa retraite.

En fait, les deux personnages qui rendent l’histoire vraiment intéressante à suivre, c’est sans aucun doute Rivet et un Docteur Nefarious vraiment drôle, en plus d’un autre dont je ne veux pas vraiment parler pour ne pas spoiler (même s’il est doublé par un Emmanuel Curtil qui prend beaucoup de plaisir). C’est vraiment dommage que le scénario ne fasse pas grand chose avec le concept des différentes dimensions et que l’écriture joue autant la carte de la sécurité et du blockbuster hollywoodien, parce qu’il y avait tellement de trucs dingues à faire et presque jamais il ne prend de risques… Ceci étant dit, le gameplay et tout le reste du jeu n’hésite pas à profiter à fond de ce concept, au point de totalement rattraper ses errements !

Si vous avez joué à un Ratchet & Clank, vos repères ne seront pas du tout chamboulés : vous allez de planète en planète pour faire avancer le scénario et vous tirez sur les ennemis avec des armes de plus en plus grosses et de plus en plus folles au fil de votre avancée dans le scénario et des points d’expérience qu’elles gagnent. Les combats sont fluides, extrêmement dynamiques et fun d’un bout à l’autre du jeu puisque vous pouvez vraiment customiser votre expérience de jeu en fonction de vos goûts tant l’éventail d’armes est large. Dès l’instant où j’ai mis la main sur les Mr. Zurkon de ce jeu, j’ai poussé un petit cri de joie, puisque ça consiste à invoquer des dizaines de robots qui dévastent tout pour vous. Ajoutez à ça un lance-roquettes qui frappe bien fort et je me suis délecté de tout faire péter et de voir des dizaines d’ennemis exploser à l’unisson !

La seule vraie nouveauté apportée dans les combats, ce sont les failles dimensionnelles, qui permettent de se téléporter de façon hyper classe d’un bout à l’autre de l’arène et qui peuvent permettre de se sortir de certaines embuscades, même si elles ne sont pas nécessaires pour s’en tirer, même en difficulté normale. Les ennemis peuvent frapper très fort, ceci étant dit, donc la prudence reste toujours de mise.

En dehors des combats, le jeu propose pas mal de phases de plateforme avec parfois des enchaînements qui demandent une certaine dextérité et de bons réflexes, mais qui sont hyper satisfaisants à sortir si on les maîtrise. Ces phases de plateforme sont d’ailleurs encore plus intéressantes dans des dimensions spéciales planquées dans chaque monde et qui sont des mini-défis avec des armures à la clé ou bien des boulons d’or qui sont des sortes de cheat-codes ambulants.

En dehors de ces phases-là, il existe aussi quelques niveaux avec des puzzles bien rigolos impliquant Clank où l’on doit utiliser des sphères avec différentes propriétés pour guider d’autres Clank à l’autre bout du niveau. Je dois avouer que j’ai un peu galéré sur les deux dernières énigmes, mais ça n’en restait pas moins fun d’un bout à l’autre !

Et enfin la dernière phase de gameplay implique un petit robot qui doit nettoyer des ordinateurs en tirant sur tout ce qui bouge. C’est pas forcément les meilleures phases, puisque la caméra peut s’affoler la seconde où l’on commence à grimper sur les murs, mais bon, certains de ces niveaux sont optionnels et il y en a 6 ou 7 à tout casser.

Et là où le jeu devient vraiment dingue, c’est dans ses niveaux. Le level-design des différentes planètes peut être assez basique en fonction des lieux et ça peut se résumer à une série de couloirs, mais visuellement, tous ont une identité qui leur est propre et on a souvent l’impression de voir des concept-arts qui auraient été retranscrits tels quels et ce malgré un niveau de détail ultra élevé. Certains niveaux peuvent aussi mettre une certaine forme de pression avec des éléments un peu flippants, tandis que d’autres sont des mini-niveaux en open-world ou bien jouent vraiment avec le concept des dimensions pour offrir des spectacles qui vous décrocheront la mâchoire.

Et en parlant de décrochage de mâchoire… Ces graphismes sont absolument DINGUES ! Demon’s Souls était parfois impressionnant, mais c’est bien Ratchet & Clank : Rift Apart qui m’a donné le signal de départ de cette nouvelle génération de consoles ! Les effets de lumière et le ray tracing dans certains niveaux donnait des résultats impressionnants et en plus faut ajouter à ça les moments où le jeu décide de partir en mode full blockbuster avec des éléments qui bougent dans tous les sens sans perdre en fidélité graphique ou bien qui décide d’une seconde sur l’autre à nous faire changer de décors plusieurs fois d’affilée. Ce jeu m’a vraiment donné envie d’investir dans une télé 4K avec du HDR juste pour que je puisse le refaire et me prendre une claque encore plus grande qu’en 1080p !

Enfin, un dernier mot sur le doublage français, qui est tout aussi impeccable que cool ! On a le droit à un petit best-of de la scène française, avec Martial Le Minoux en Clank, Philippe Peythieu en Docteur Nefarious ou bien Brigitte Lecordier en vendeur d’armes ultra sadique, sans parler d’un petit caméo d’Alexis Tomassian dans un rôle un peu plus planqué ou bien Emmanuel Curtil qui s’en donne à cœur-joie dans un rôle très particulier ! Tout le monde donne le meilleur de lui-même et c’est un vrai petit plaisir pour les oreilles !

Au final, si l’on excepte le scénario sympa, mais un peu trop convenu, Ratchet & Clank : Rift Apart nous propose une expérience qui nous en mettra plein la tronche du début à la fin et qui en plus n’est pas une simple démo technique de la PS5, mais un vrai jeu complet au même titre que les épisodes précédents de la série ! Le jeu est dense, fun et dure une bonne grosse dizaine d’heures minimum tant que l’on ne se perd pas dans les méandres d’un mode photo beaucoup trop complet qui produira des clichés vraiment dingues.

Bien entendu, le fait que le jeu soit vendu 80€ est un problème qui me rendra éternellement perplexe, mais il est encore possible de le trouver à environ une soixantaine d’euros en promo ici et là et à ce prix-là, c’est déjà bien plus raisonnable et ça les vaut clairement ! Et, au grand pire, si vous n’avez pas encore de PS5, il est facile de relativiser en se disant que le jeu sera probablement à un prix encore plus doux d’ici à ce que vous en obteniez une.

Mais dans tous les cas, si vous avez une PS5, vous vous DEVEZ de faire Ratchet & Clank : Rift Apart tôt ou tard tant c’est une mine d’or de créativité et de fun, et c’est bien pour ça que c’est un Indispensable !

En tout cas, une chose est sûre : je veux déjà une suite et si c’est possible que Rivet soit encore jouable, je signe direct ! Oh et je veux une peluche Rivet. Et une figurine Rivet. Et un sticker Rivet. Et un artbook Rivet. Et un bras articulé Rivet…

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