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[Critique PS4] Persona 5 Royal : Le Jeu le Plus Long

Il y a tellement de choses à dire sur Persona 5 Royal que c’est difficile de trouver un angle d’attaque pertinent. Pour le coup, c’est la troisième fois que je reprends l’écriture de cette intro parce que je ne sais pas du tout comment m’y prendre face à ce jeu vidéo monumental. Monumental aussi bien par l’influence qu’il a eu sur toute l’industrie depuis sa première sortie en 2016 au Japon, que par sa taille.

Les JRPG sont connus pour leur longueur, ça, je ne vais pas vous l’apprendre, mais rarement un JRPG ne prend autant de temps rien que pour son scénario principal. La moyenne tourne autour des 40 heures si on va vite… Là j’ai mis trois semaines IRL et presque 80 heures in-game pour en voir le bout ! Et ça, c’est juste parce que je savais quoi faire pour ne pas avoir à refaire le jeu en New Game + pour accéder à la vraie fin et que j’y ai joué en Facile pour optimiser au maximum mon parcours, autrement j’en aurais eu pour 100h minimum, si ce n’est plus en Normal !

Persona 5 Royal m’a épuisé aussi bien mentalement que physiquement du fait que je n’ai pas que ce jeu à critiquer et que j’ai dû pleinement m’y consacrer parce que j’avais déjà 2 mois de retard sur la publication à cause du confinement qui m’a empêché de mettre la main dessus plus tôt, donc mon expérience sera très différente de la vôtre à cause de la pression qui entourait ce jeu et son test.

Mais dans l’état, je suis très content d’avoir enfin pu faire et finir ce jeu ! Vous avez probablement vu la tonne de bonnes notes qu’il a reçu et je les rejoins à pieds joints ! Persona 5 Royal est un des meilleurs jeux de cette génération et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Un jeu qui fera Da’at

Tout bon RPG qui se respecte raconte une bonne histoire et Persona 5 Royal ne déroge pas à cette règle : on incarne Joker, ce personnage de Super Smash Bros. Ultimate qui… Erm… Un jeune homme qui se retrouve à vivre à Tokyo sous surveillance d’un tuteur suite à une altercation qui a manqué de le faire passer par la case prison. Notre protagoniste va donc devoir vivre sa vie dans un nouveau lycée et avant même qu’il ne commence à prendre ses marques, il tombe dans une dimension parallèle et avec des pouvoirs qui lui permettent de voler les désirs pervertis de personnages odieux dans le but de leur faire avouer leurs crimes. Une vie de lycéen classique en somme.

Bien entendu, je ne vais pas entrer dans les détails, mais sachez juste que l’histoire suit une formidable progression, introduisant de manière très organique et régulière de nouveaux personnages et enjeux avec une galerie de méchants tous plus détestables les uns que les autres, quitte à ce que ça frôle le caricatural, mais ils offrent plus que de bonnes motivations pour que l’on s’occupe de leur cas !

Un truc que j’ai notamment adoré à propos de ce jeu vient de ses personnages principaux, tous extrêmement bien travaillés et attachants. C’est bien simple : tout est fait pour que l’on apprenne à les connaître au fil du temps, au point que l’on ne veut plus les quitter lorsque l’on arrive à la fin du jeu.

Et l’autre truc que j’ai vraiment adoré aussi vient de la sincérité derrière pas mal de scènes. Persona 5 Royal est un jeu à propos de ce que c’est qu’être humain et est aussi une ode à la gentillesse. Pas non plus dans le sens naïf et bisounours du terme, mais il y a pas mal de scènes attendrissantes où l’on finit par sentir notre cœur vibrer et où on lâche un « awww » bien senti parce qu’ils arrivent comme des récompenses que l’on a mérité en passant du temps avec les personnages et que l’on a appris à les connaître et les aimer.

Je vais profiter du retard de cette critique pour parler d’un aspect de Persona 5 Royal que j’ai trouvé hyper intéressant et d’un processus d’écriture que je ne connais que trop bien : le retcon, ou la continuité rétroactive.

Vous avez probablement déjà entendu parler de ce terme si vous suivez des vidéastes anglophones, mais pour ceux qui ne connaîtraient pas, disons que le retcon est un procédé narratif visant à insérer dans une histoire de nouveaux éléments qui n’avaient jamais existé ou dont l’existence n’avait jamais été sous-entendue auparavant et qui font avancer l’histoire d’une manière inattendue, aussi bien par le spectateur ou lecteur… Que le ou les auteurs eux-mêmes. Ça peut être bien amené, comme le frère d’un personnage qui n’apparaît que dans la saison 2 et qui se justifie par le fait que le personnage ne voulait plus en entendre parler ou bien que l’info n’était pas pertinente, tout comme ça peut être très mal amené et changer à tout jamais notre compréhension d’une œuvre.

L’exemple le plus célèbre de retcon se trouve dans la saga Star Wars, où l’on apprend presque 20 ans après la fin de la première trilogie que la Force n’est en fait pas un phénomène mystique que n’importe qui peut utiliser, mais un élément biologique qui touche les gens de manière inégale, certains étant plus puissants que d’autres. George Lucas l’avait envisagé durant l’écriture de la première trilogie avant de finalement les mettre de côté pour rendre l’histoire plus forte… Avant de revenir sur sa décision vingt ans plus tard et donc de casser lui-même cet aspect mystique en faveur de quelque chose de plus terre-à-terre. Que ce soit en bien ou en mal je vous laisse faire votre avis, mais ça reste un retcon.

Un autre exemple plus personnel et qui vous permettra de mieux comprendre où je veux en venir vient de ce qui est arrivé pendant que j’écrivais les Chroniques de Loutre-Monde. Je vais la faire courte, mais si vous avez vu le premier épisode, vous avez très certainement été marqués par l’apparition du Roi Pourpre, un dieu étrange et assez relou et qui fait plusieurs apparitions dans l’histoire ainsi que les autres histoires du multivers. Et le truc… C’est qu’il est un pur retcon, car j’avais fini d’écrire mon histoire un an avant de créer… Enfin, avant qu’il ne s’invite dans l’histoire. Son arrivée était nécessaire pour mettre en place les événements de la saison 2 et donc j’ai du réécrire la première saison pour l’inclure de manière plus organique et que vous ayez l’impression que tout a été prévu depuis le début alors que… Bah ce n’est pas le cas. Dans ce cas précis, si vous ne saviez pas ce secret, ça n’aurait pas été un retcon puisque rien n’a été publié, mais pour moi, c’est un immense retcon.

Et ça nous amène à Persona 5 Royal, qui a une approche assez similaire à la mienne du retcon, mais à ceci près que dans le cas de Persona 5… Bah il y a bel et bien eu un jeu avant qui a existé et que beaucoup de gens ont joué. Et Atlus a vraiment bien fait son retcon, puisque si on n’a pas fait l’original, on ne saurait pas qu’il s’agit d’un retcon ! Tout a été fait pour rendre l’introduction des nouveaux personnages la plus subtile possible et le seul indice qui pourrait vendre la mèche à ceux qui n’ont pas fait l’original est le fait que les nouveaux personnages interagissent assez rarement avec les anciens personnages et ne s’impliquent pas vraiment dans l’histoire principale. Mais là encore, ça demande à vraiment y faire attention, parce que les deux castings se croisent malgré tout ici et là pendant l’histoire principale.

Dans un autre sens, l’écriture de Royal est aussi un retcon relativement maladroit, car même si les nouveaux éléments ont été insérés de manière rétroactive, ils ne sont pas pris en compte dans les nombreuses suites sorties, notamment Persona 5 Scramble ou bien Persona Q2 (qui est d’ailleurs excellent) ! Ils parviennent plus ou moins à raccrocher les wagons tant bien que mal, mais parce que les suites ont déjà existé, vous n’entendrez plus jamais parler des personnages inédits.

Du coup, on se retrouve avec deux continuités : celle de Persona 5 qui aboutit sur Dancing in Starlight, Q2 et Scramble, et celle de Persona 5 Royal… Qui se retrouve plus ou moins dans un cul-de-sac si on ne fait pas une sorte de gymnastique mentale pour occulter l’existence de deux personnages très importants… Attendez, j’ai dit deux continuités ? Bon ok, techniquement trois, puisqu’il faut pas oublier Persona 5 The Animation qui reprend l’intrigue de Persona 5 le jeu pour la condenser et plus ou moins la réécrire pour tenir sur 26 épisodes de 22 minutes.

Enfin bref, je ne pensais pas m’étendre autant, mais sachez juste ceci : Persona 5 Royal est non seulement une réécriture très intelligente du jeu de base, mais en plus ce qu’elle ajoute en termes de scénario est hyper intéressant, faisant de cette édition LA version de Persona 5 à faire absolument !

Je ne vais pas entrer dans les détails pour ne pas spoiler, mais là où je trouvais la partie du jeu de base très très cool, avec un côté un poil naïf, mais bien intentionné, la partie inédite introduite dans Royal est encore meilleure, avec le meilleur méchant du jeu (et de loin, puisque tous les autres ont des motivations de méchant de cartoon en comparaison), mais aussi une bonne réflexion morale basée sur les mécaniques introduites au fil de l’histoire principale. Et c’est sans parler de la mise en scène exceptionnelle de certains moments qui rentrent facilement dans n’importe quel top 10 des scènes de jeux vidéo les plus marquantes de 2020, au point que je n’étais pas loin d’avoir la larmichette à l’œil, chose qui n’arrive malheureusement pas assez souvent à mon goût. Faire la partie Royal de Persona 5 a presque totalement effacé certains des problèmes que j’avais avec le jeu de base, car même si y accéder prend énormément de temps et demande de faire quelques trucs un peu étranges, cet investissement en valait clairement le coup !

Tokyo Godthieves

En termes de structure, Persona 5 Royal est un des jeux les plus fascinants auxquels j’ai pu jouer. Absolument tout est connecté, au point que toutes vos actions sont utile d’une manière ou d’une autre !

Grosso modo, le jeu est divisé en deux phases : les phases de vie quotidienne et les phases plus typiques des JRPG avec exploration de donjons et baston.

Durant les phases de vie quotidienne, vous avez un très, très large nombre d’options à votre disposition, même si on peut les caser en trois catégories. La première concerne le développement social, où vous avez une liste de personnages avec qui vous pouvez tisser des liens que l’on appelle les Confidents. En les voyant régulièrement, vous débloquerez un nouveau chapitre dans leur histoire et visionner ces chapitres débloquera divers avantages, allant d’un gain d’expérience pour les Persona que vous ferez fusionner (j’y reviens) à de nouvelles compétences aussi bien utiles sur le terrain qu’en combat.

La seconde catégorie est le développement social, où vous avez une étoile avec vos traits personnels que vous faites grimper en pratiquant diverses activités. Les bénéfices de ce développement ne sont pas forcément visibles au début, mais plus vous avancerez, plus vous aurez besoin d’avoir progressé pour débloquer de nouveaux Confidents ou bien développer ceux que vous avez déjà entamés.

Et la troisième catégorie, c’est le développement des stats de combat que sont la vie et les points de magie. Personnellement, je vous conseille de vous pencher là-dessus seulement si vous n’avez plus vraiment grand chose à faire en attendant que se lance le chapitre suivant, puisque les autres catégories vous sont infiniment plus bénéfiques sur le long-terme.

Concernant les phases de donjon, je n’ai pas vraiment grand chose à dire dessus : vous les explorez à la recherche de trésors et progressez jusqu’à trouver le boss que vous exploserez soit deux jours après avoir trouvé son antre, soit un peu plus tard si vous ne vous êtes pas assez entraînés. Il existe deux sortes de donjons : les Palais, qui sont ceux qui font avancer l’histoire, et le Memento, qui est un donjon aux étages générés aléatoirement et qui permet plus ou moins de se faire un tas de points d’expérience et d’argent. Esthétiquement, le Memento est bien moins intéressant que les Palais, qui sont tous excellents et fous visuellement, au point que le Memento est la partie la moins intéressante du jeu…

Il faut OBLIGATOIREMENT faire des choix et sacrifier certaines activités et Confidents si vous voulez optimiser au mieux votre parcours, car il est impossible de tout développer en une seule partie. Même en Facile ou en Cool, puisque les Palais n’y durent que trois jours maximum si vous êtes bornés ou stupides comme moi* et même après l’avoir fini, j’ai l’impression d’en avoir fait que 70% de ce que le jeu proposait en mécaniques, scénarios annexes et contenus cachés (sans prendre en compte les boss optionnels que je n’ai pas pris la peine de traquer).

D’ailleurs, mon seul vrai problème avec Persona 5 vient de son rythme si on décide de jouer en Facile, puisque une fois les Palais conquis, vous subirez des trous durant jusqu’à 3 heures, le temps que le scénario se remette en marche. Normalement et en Normal, les Palais vous dureront plus que 3 jours in-game car ils sont conçus pour être des tests d’endurance, mais en Facile et en Cool la tentation de faire les Palais en une traite est beaucoup trop grande, sans compter que les faire en plusieurs fois revient à sacrifier inutilement des jours qui vous auraient permis de développer des Confidents ou votre étoile…

Et tant qu’à faire, voici quelques rapides conseils pour vous faire gagner du temps en Normal :

– Développez au plus vite le Confident de Ryuji. Très rapidement vous débloquerez une technique absolument craquée qui vous permet de tuer instantanément n’importe quel ennemi qui soit plus faible que vous, y compris les monstres à l’aura rouge, et ce aussi bien dans le Memento qu’à pied dans les Palais ! Oh et bien entendu vous gagnez toute l’xp, l’argent ET vous pouvez avoir le Persona associé au monstre si vous avez une place de libre ! J’ai compris que l’on pouvait faire ça dans les Palais au bout de 65h de jeu par accident et je l’ai eu très mauvaise, puisque, et je ne déconne pas, cette technique aurait pu me faire facilement gagner 10 heures de jeu…

– Développez le Confident de Kawakami, la prof. Elle peut vous remplacer pour certaines tâches ingrates comme faire le café ou la lessive et si vous arrivez au bout de son histoire, vous débloquez la possibilité de totalement récupérer après avoir visité un Palais ou le Memento. En temps normal, une fois que vous avez visité l’un ou l’autre, vous ne pouvez plus vraiment faire grand-chose de votre soirée, donc cette option est plus que bienvenue !

– N’hésitez pas à aller à la librairie de Shinjuku, qui possède des livres très utiles pour gagner du temps sur le long-terme. Je vous laisse découvrir de quoi ils parlent, mais selon ce que vous avez prévu de faire de votre partie, vous pourrez gagner beaucoup de temps sur le long-terme.

– Développez au plus vite le Confident de Mishima ! Non seulement il offre des avantages sympas au fil de son histoire, mais si vous le développez à fond, le gain de points d’expérience en fin de combat sera égal pour tous les membres de votre équipe. Pensez au Multi Exp de Pokémon et c’est plus ou moins pareil.

Il y a beaucoup d’autres astuces que je pourrais vous donner, mais je préfère vous laisser découvrir ça par vous-même et il fallait que je vous parle de l’astuce avec Ryuji, car je me suis senti vraiment con en la découvrant par accident, au point que j’avais juste envie de lancer le jeu par dessus le balcon par frustration…

Là où le jeu fait très fort, c’est dans son système de combat. Bon, il n’est pas très original si vous avez joué à un autre épisode de Persona ou bien un Shin Megami Tensei, puisque toutes les bases sont là. Notamment les affinités élémentaires qui font que vous pouvez gagner un tour supplémentaire si vous attaquez avec la faiblesse de l’adversaire (et qui peut se retourner contre vous, puisque vous y êtes aussi susceptible et vos adversaires ne s’en priveront pas), les All-Out Attacks où votre groupe entier passe à tabac les ennemis s’ils sont tous sonnés et la négociation avec les démons pour tenter de les intégrer à votre équipe. Il me semble que Persona 5 est le premier épisode où vous pouvez faire un Transfert et donc donner votre tour supplémentaire à un allié. Vous pouvez faire jusqu’à trois Transferts à la fois, sachant que plus vous en ferez, plus les alliés seront puissants.

Et la stratégie ne s’arrête pas là, puisque les Personae sont aussi dotés d’une profondeur incroyable. Grosso modo, il s’agit de vos invocations et chacune aura ses forces et ses faiblesses. Certaines seront spécialisées dans la magie, d’autre en attaque ou bien en sorts d’altération de stats et il convient d’équilibrer au mieux votre équipe pour vous sortir de toutes les situations. Il est aussi possible de les sacrifier de diverses manières pour en renforcer d’autres, ce qui fait que vous aurez rarement une équipe totalement fixe. Bon après, je vais vous avouer qu’en Facile toutes ces questions d’équilibrage ne sont pas vraiment pertinentes, puisque vous pouvez assez facilement vous tirer de n’importe quelle situation (encore plus si vous utilisez la technique qui permet de tuer instantanément les ennemis faibles), mais le jeu propose quand même des pics de difficulté assez véners, au point que j’aie quand même eu deux Game Over face à un boss très relou et un des derniers boss m’a fait sérieusement douter et paniquer. Et c’est d’ailleurs pour ça que je vous recommanderais pour une première partie de ne pas forcément y jouer en Normal, car même si Persona 5 est considéré par les fans comme l’épisode le plus facile de la série, il n’en reste pas moins un Shin Megami Tensei et cette série est… Disons que vous ne connaissez pas la véritable souffrance si vous n’avez pas joué à Shin Megami Tensei 3 Nocturne ou les Digital Devil Saga.

Au risque de me répéter, Persona 5 Royal est un jeu d’une richesse absolument folle, aussi bien dans sa structure que dans ses combats, faisant qu’aucune partie ne ressemblera à la précédente et c’est juste génial !

Enfin, je vais aborder vite fait la partie présentation, puisque ça commence à faire long et aussi me focaliser sur un truc aussi impressionnant qu’admirable : la traduction française intégrale du jeu !

Que l’on soit clairs, elle n’est pas parfaite. Il y a quelques fautes de grammaire, de syntaxe et parfois des petits non-sens, mais j’en ai vu genre qu’une ou deux faute max toutes les deux heures de jeu. Pour avoir traduit un jeu et connaître un peu les coulisses du métier, je n’ose pas imaginer la quantité TITANESQUE de boulot qu’ont du connaître les traducteurs (et le budget), sachant qu’ils ont rarement le contexte complet des scènes qu’ils traduisent (en gros vous avez un fichier Word sans forcément les images et débrouillez-vous avec ça pour retransmettre les émotions voulues). Couplez ça à la deadline de la date de sortie et je veux même pas imaginer la pression qu’ils ont connu pour terminer ce projet à temps. Autant dire que je ne vais pas cracher dans la soupe et pour deux-trois fautes au pif, parce que ça n’en reste pas moins un travail admirable !

Puis vient la présentation en elle-même. Je ne vais pas aller en détail sur la direction artistique, puisqu’elle a déjà été décortiquée dans tous les sens ces dernières années et qu’il s’agit de l’interface la plus stylée de tous les temps, mais sachez juste que c’est grâce à ce jeu que beaucoup de studios ont décidé de revoir leur interface pour la rendre plus cool. Les character designs sont aussi tous incroyables, avec des designs de personnages mémorables et des Persona toujours aussi stylés ou dérangeants. Shigenori Soejima et sa team ont encore une fois fait des merveilles !

Enfin, les musiques… Shoji Meguro est un génie et ce n’est pas pour rien que les chansons sont encore aujourd’hui restées fortement ancrées dans les mémoires. Mon seul regret est le fait qu’ils ont changé l’opening de Persona 5 pour Royal avec quelque chose de moins prenant que Wake Up Get Up Get Out There, mais c’est facilement pardonné quand on découvre les chansons inédites, qu’il s’agisse du thème des combats quand on prend les ennemis en embuscade ou bien les thèmes du Palais inédit. Facilement les meilleurs morceaux du jeu et c’est bien pour ça que je suis heureux que Royal existe.

Oh et un tout dernier truc : le marketing nous promettait un trimestre entier et inédit avec Royal, mais dans les faits, c’est plus ou moins juste un mois in-game avec ensuite de très grosses ellipses. En gros ne vous attendez pas à une vingtaine d’heures de jeu supplémentaire, mais plutôt une dizaine.

Au final, est-ce que j’ai vraiment besoin d’élaborer plus longtemps ? Persona 5 Royal est de loin un des meilleurs JRPG de ces dernières années et un excellent… Excellent choix si vous cherchez un jeu qui vous durera longtemps et avec lequel vous voulez passer un bon moment. Et dire qu’il sort la même année qu’un exceptionnel Final Fantasy VII Remake et un incroyable Xenoblade Chronicles Definitive Edition… Rien qu’avec ces trois jeux vous en avez pour une année entière !

Le seul vrai bémol vient d’un petit problème de rythme une fois que l’on a vaincu les boss et que l’on attend les chapitres suivants et qu’il peut être limite un poil trop long, mais en dehors de ça, c’est typiquement le genre de jeu sur lequel on ne verra pas les heures défiler…

Si vous aimez les JRPG, je ne doute pas que vous l’ayez déjà acheté et êtes en train de le faire, mais si ce n’est pas encore le cas, vous vous devez de foncer ! En revanche, si vous n’êtes pas trop familier avec le genre, je pense que vous devriez d’abord vous faire les armes sur des jeux comme les premiers Final Fantasy, Pokémon ou bien Dragon Quest, puis vous préparer mentalement à passer une centaine d’heures sur un jeu qui est aussi prenant qu’exigeant.

Dans tous les cas, Persona 5 Royal est facilement un Indispensable et il est sûr et certain que vous le retrouverez dans mon Top 10 des jeux de l’année en Décembre… Maintenant reste plus qu’à savoir à quelle place…

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