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[Critique Nintendo Switch] Warioware Get it Together ! Un jeu trop court, mais intense !

Ça fait bizarre de se dire que la série des WarioWare a déjà officiellement 18 ans et que l’on a passé quasiment 13 ans sans un épisode totalement inédit (si l’on excepte Game & Wario qui était assez différent et WarioWare Gold qui était principalement un best-of avec un contenu inédit moins important).

Mais nous voilà aujourd’hui non seulement avec un nouvel épisode, mais en plus un épisode qui réinvente pas mal la série tout en restant étrangement proche de ses origines… Ce qui rend l’exercice d’en faire la critique assez coton, vu que je peux à la fois tout dire et ne rien dire tant ça pourrait paraître redondant. Enfin, on va essayer !

Chrono Gamer

L’histoire de WarioWare Get it Together suit un cliché simple, mais efficace : Wario et ses amis bossent sur des jeux vidéo pour tenter de se faire un max de thunes, mais un mystérieux bug chamboule leurs plans et fait qu’ils sont littéralement absorbés par leur propre projet.

Bref, rien de bien nouveau ou extraordinaire, même si le truc qui m’a vraiment agréablement surpris, c’est de voir à quel point le Warioverse s’est étendu avec les années au point de devenir pas mal cohérent. On prend plaisir à revoir ces personnages vivre leur vie dans les cutscenes qui précèdent chaque niveau et j’ai eu droit à mes quelques cris de fanboy en voyant pas mal de références à Rhythm Paradise qui semble désormais officiellement canon au Warioverse ! Et c’est sans parler d’un nouveau perso qui semble bien parti pour intégrer cet univers qui a un design trop cool, à défaut d’avoir pour l’instant une vraie personnalité.

Car si j’ai bien un seul petit regret, c’est que le mode histoire est vraiment trop court. Alors oui, c’est un WarioWare, donc je ne m’attendais pas à un miracle, mais avant chaque niveau on a une cutscene vraiment joliment animée pour poser le contexte et, une fois qu’on a battu le boss… On a une cutscene liée à l’histoire globale qui sert à rien et qui est animée avec les modèles des personnages in-game. Bon après, c’est juste du pinaillage, mais bon, je regrette juste un peu de pas avoir plus de stupidité de la part de la série qui consoliderait d’autant plus cet univers.

Et aussi, il faut noter que le mode Histoire se boucle en à peine plus de 2 heures si vous êtes un habitué de la série. J’y avais joué en live une quarantaine de minutes pour capturer mes réactions et à la fin du live, j’avais déjà fini un tiers de ce que ce mode nous propose. Bien entendu, la fin du mode Histoire ne marque pas la fin du jeu comme vous le constaterez assez vite, mais si le contenu annexe ne vous intéresse pas des masses, vous risquez de subir un assez gros choc.

Côté gameplay, c’est du WarioWare pur et dur, mais avec un twist ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas la série, le but consiste juste à accomplir des objectifs balancés par des micro-jeux qui durent en moyenne moins de 5 secondes. Les objectifs sont très variés et ça demande des réflexes et une capacité d’adaptation vraiment folles et 9 fois sur 10 ça aboutira sur un sourire niais parce que l’objectif était débile ou bien la punchline était vraiment drôle, même si il arrivera de temps en temps que l’on perdra tout simplement parce que l’on n’a pas du tout compris ce qu’il fallait faire, ce qui peut aboutir sur un peu de frustration.

Et le twist de Get it Together peut paraître assez insignifiant au début, mais il apporte une profondeur aussi inattendue que vertigineuse !

Ainsi, Get it Together nous demande de terminer les micro-jeux en contrôlant directement un des membres du Wario Crew. Là où ça devient trèèès intéressant, c’est que chacun de la grosse quinzaine de personnages se contrôle très différemment des autres. Certains peuvent voler, d’autres sont cloués au sol ou bien ne peuvent pas s’arrêter de sauter et donc non seulement il faut s’adapter au micro-jeu auquel on va faire face, mais en plus de ça, il faut prendre en compte la spécificité de chaque personnage pour accomplir notre objectif, sachant que l’on choisit au minimum 3 personnages qui seront invoqués un peu au pif entre chaque micro-jeu.

Ce que ça implique aussi et j’imagine même pas le casse-tête côté développeurs, c’est que chacun des 200 micro-jeux possède un level-design spécifiquement créé pour chacun des personnages jouables ! Bon, après, certains des profils de personnages pouvait facilement être regroupé, mais ça n’en reste pas moins un effort aussi louable qu’impressionnant pour rendre chaque micro-jeu jouable par tous les persos, là où dans les épisodes précédents, chaque micro-jeu n’avait besoin que d’être adapté aux trois paliers de difficulté et basta.

De fait, Get it Together est l’épisode le plus difficile de la série, puisque ça demande une bonne grosse part d’adaptation de la part du joueur. Je me suis mangé un paquet de Game Over, même si durant la phase de découverte du mode Histoire, le jeu est assez gentil pour nous proposer de continuer la partie là où on l’a perdue en sacrifiant juste une centaine de pièces. Une fois un niveau battu une première fois, quand on le revisitera et que l’on aura un Game Over, le jeu nous rebalancera à l’écran de sélection des niveaux, ce qui est plutôt logique et normal.

Oh et ajoutez à ça le fait que le jeu est jouable aussi à deux et on passe d’un jeu difficile à ultra chaotique. Bon, pour le coup, je n’ai pas pu l’essayer en co-op, mais je ne peux qu’imaginer les cris de panique que ça peut générer vu la pression que créent chaque situation.

Plus tôt, je disais que finir le mode Histoire en solo ne durait qu’à peine plus de 2 heures, mais heureusement il existe plein de trucs à faire pour ceux qui veulent continuer de jouer. Tout d’abord, il y a le fait qu’il faut débloquer les micro-jeux manquants, vu que la plupart des niveaux se terminent avant même d’avoir découvert les deux tiers du contenu de chaque niveau, puis après ça vient le premier gros morceau : la liste de missions !

Concrètement, il s’agit d’une liste d’objectifs assez explicites, comme débloquer tous les micro-jeux de tel personnage, ou bien atteindre un certain score dans leur niveau, mais ça peut aussi concerner des modes annexes et accomplir chaque objectif permet de remporter des pièces qui m’étaient bien mystérieuses pendant un moment, avant que je ne découvre qu’elles permettaient de débloquer des objets que l’on pourra donner à la quinzaine de personnages jouables afin qu’ils montent en niveaux et débloquent des éléments cosmétiques, des artworks et d’autres petites joyeusetés. Sachant que certaines missions sont accomplies en débloquant tous les bonus de chaque personnages, vous pouvez imaginer que finir le jeu à 100% pourra prendre beaucoup plus de temps que prévu… Même si c’est un peu une durée de vie artificialisée, on ne va pas se mentir, hein.

Ceci étant dit, le jeu propose aussi quelques modes annexes à débloquer dans le post-game qui sont jouables jusqu’à 4 avec différentes variations pour jouer aux micro-jeux de manière compétitive. Pour le coup, je n’ai pas pu y jouer moi-même puisque la majorité d’entre eux demandent au minimum d’être à deux, mais il y a moyen que ça puisse devenir un party-game bien rigolo avec des amis qui voudraient s’y essayer !

Enfin, et c’était peut-être là la plus grosse surprise : Get it Together propose un mode de missions en ligne, où chaque semaine on devra accomplir un objectif spécifique avec un ou plusieurs personnages spécifiques pour obtenir le plus gros score possible et ainsi selon notre classement obtenir des pièces, voire même des objets pour faire monter plus rapidement en niveau nos perso. Faut juste penser à y retourner de temps à autres, mais ça reste un bon moyen de renouveler le cœur du jeu !

Au final, je n’ai pas passé un mauvais moment sur WarioWare Get it Together, mais comme d’hab avec cette série, même si je sais que c’est compliqué d’un point de vue développement, j’aurais aimé que le mode principal dure plus longtemps. Comme d’hab, c’est toujours aussi drôle de découvrir les trucs les plus stupides que la team nous a concocté et on finira le jeu avec un immense sourire stupide sur la tronche, surtout si on a suivi la série et celle des Rhythm Paradise depuis ses débuts.

Est-ce que ça vaut les 50€ qu’il demande ceci dit ? Pour la créativité, je dirais oui, mais du point de vue du joueur que l’on est, à moins d’être un immense fan de la série ou bien que l’on sait que l’on poncera les modes annexes, clairement non. Je sais que vous serez beaucoup à remettre le jeu dans votre bibliothèque une fois le mode histoire terminé et je doute que vous le sentiriez bien d’avoir investi autant dans un jeu qui vous durera au mieux 2h30, au pire 2h.

Je veux le recommander, bien évidemment, puisque ça reste un jeu ultra plaisant si vous aimez l’humour un peu débile de Wario et vous vous amuserez à coups sûrs dessus, mais vraiment ne le prenez qu’au prix que vous jugerez le plus approprié.

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