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[Critique Nintendo Switch] Taiko no Tatsujin : Rhythmic Adventure Pack

Ça fait bizarre de se dire que ça fait déjà deux ans que Taiko no Tatsujin Drum ‘n Fun est Drum Session sont sortis et qu’aujourd’hui je m’attelle à la critique d’un « « « nouvel » » » épisode ! Il y a trois ans, j’aurais considéré que ce soit un miracle que l’on n’aie ne serait-ce qu’un seul épisode de la série chez nous et nous voilà déjà avec quatre jeux à nous mettre sous la dent !

Oui, quatre, puisque Rhythmic Adventure Pack est une compilation de deux épisodes sortis sur Nintendo 3DS, dont un que je possédais déjà sur le support d’origine et que j’aime d’amour rien que pour le fait qu’il contient une musique que j’ai utilisé pour le premier générique des Chroniques de Loutre-Monde !

Mais malgré le fait que je célèbre et suis heureux de cette sortie aussi inattendue qu’inespérée, je dois avouer que je ne peux qu’être un peu attristé par les circonstances qui entourent cette sortie, puisque là où Drum n’ Fun avait été traduit en français, sorti en boîte et avec même un vrai accessoire taiko pour y jouer (qui en vrai marchait vraiment mal, malheureusement), Rhythmic Adventure Pack, lui, n’a été traduit qu’en anglais (ce qui peut se comprendre vu le volume de texte de ces épisodes spécifiquement) et n’est sorti qu’en démat’ sur l’eShop sans aucune grosse communication de la part de Bandai Namco qui donne l’impression de s’en être débarrassé juste pour faire plaisir aux fans et plus se focaliser sur la ressortie de Katamari Damacy Reroll et sur Cyberpunk 2077… Et c’est dommage, parce qu’il y a pas mal de trucs à aimer dans ce duo de jeux Taiko no Tatsujin !

Tatsujin d’la confiture là !

C’est à la fois simple et compliqué de parler des Taiko no Tatsujin, car il s’agit d’une des séries de jeux de rythme les plus simples au monde. Armé de votre taiko (un immense tambour japonais) physique ou virtuel, il vous faudra taper sur des notes en frappant les bonnes parties du tambour. Les notes rouges nécessitent de frapper au centre, tandis que les bleues demandent de taper les bords de l’instrument. Les notes jaunes sont des notes allongées où l’on peut bourriner comme on veut, tandis que les ballons demandent de frapper le plus vite possible avant qu’ils ne disparaissent. Le but est tout simplement de s’amuser sur les musiques en espérant atteindre 70% d’une jauge pour valider le morceau, sachant que rater une note la fera baisser et qu’il faudra enchaîner quelques notes pour en regagner 5%. Vous pouvez sélectionner jusqu’à quatre niveaux de difficulté, sachant qu’en Facile, ça peut être involontairement difficile tant c’est mou, et ça commence sérieusement à se corser en Difficile (sans parler du mode Infernal, qui ravira les plus fous). C’est simple, efficace et ça ne demande que de choisir parmi les 130+ morceaux de la tracklist répartis sur les deux jeux, sachant que vous débloquerez aussi des pistes en jouant aux modes histoire.

Et les modes histoire des deux épisodes sont… Intéressants. Bon ok, les histoires en elles-mêmes sont des histoires de voyage dans le temps hyper classiques et n’ont pas d’autres ambitions que d’enrober un peu le gameplay, mais ça reste rigolo et voir par exemple Marie-Antoinette dans le premier jeu interagir avec Cléopâtre. C’est clairement adressé aux enfants sans aucune ambiguïté, mais bon, on s’en contentera et on appréciera un peu plus les duels de taiko contre des ennemis tous plus adorables les uns que les autres. La base du gameplay ne change pas trop, puisqu’il faut taper sur les notes pour permettre à des personnages que l’on va collectionner et recruter au fil des combats d’attaquer, mais ici il y a aussi des bombes à éviter et certains boss s’amuseront à obscurcir l’écran.

Niveau structure dans le premier, on ne fait qu’aller d’un point A à un point B en se baladant sur des cartes et en trouvant des coffres qui permettent d’obtenir des objets pour renforcer nos alliés tout en se faisant arrêter tous les dix pas par un combat aléatoire. Allez jusqu’au boss, battez-le et rebelote au chapitre suivant.Le premier épisode a aussi un système de barre d’attaque spéciale pas des plus pratiques puisqu’elle utilise l’attaque ultime à la seconde où elle est pleine et c’est souvent un ou deux combats avant le boss.

En revanche, le deuxième épisode, lui, corrige quasiment tous les problèmes que j’avais avec le premier, puisque les rencontres aléatoires ont été remplacées par des apparitions de monstres sur la carte que l’on peut éviter, voire même ralentir en envoyant notre allié dessus, la barre de super peut être activée à tout moment d’une pression des gâchettes et peut avoir différents effets selon nos désirs en progressant dans le jeu et le système de composition ultra basique et limité à quatre personnages dans le premier est désormais bien plus poussé puisque l’on peut avoir jusqu’à 7 à 8 personnages sur le terrain et chaque personnage a en plus une classe dont il faut prendre compte pour les placer au mieux sur le terrain, puisque leur position aura un impact sur les dégâts qu’ils reçoivent. En plus de ça, la difficulté du jeu a été bien rehaussée en Normal, au point que je me suis fait démolir plusieurs fois par le premier boss sur une musique de Soul Calibur avant d’enfin le battre parce que ma barre de super était pleine et je l’ai activée intelligemment dans un passage difficile du morceau.

Et en plus de ça, ça n’est pas tout, puisque le deuxième épisode incorpore aussi un système de fusion de monstres pour renforcer nos meilleurs éléments, voire les faire évoluer et il y a aussi un système de gacha avec des pièces que l’on peut récupérer durant nos aventures et qui permettent de débloquer des monstres plus puissants. Ajoutez à ça un caméo jouable de Phoenix Wright, Jibanyan, des Félynes de Monster Hunter et Kirby et vous avez un sacré lot de belles cerises sur le gâteau !

Concrètement, si vous voulez profiter au mieux de l’expérience et du contenu proposé par Rhythmic Adventure Pack, faites d’abord le mode histoire du premier épisode et ensuite celui du second parce que les différences entre les deux sont monstrueuses et c’est difficile de revenir en arrière.

Côté tracklist, on reste sur des valeurs sûres, avec par exemple le classique Linda Linda des Blue Hearts, Guren no Yumiya de l’Attaque des Titans ou bien un medley de la série Ace Attorney ou bien deux morceaux de Monster Hunter et deux génériques de la série Pokémon. Bon, il y a aussi beaucoup de morceaux qui étaient populaires à l’époque de la sortie des jeux et qui peuvent paraître un peu vieillots aujourd’hui, mais c’était le risque à ressortir deux jeux qui ont plus de 4 ans et malgré ça, ça reste une tracklist plutôt sympa qui vous tiendra plusieurs heures. On regrettera cependant l’absence de modes multi et aussi des pistes qui étaient vendues en DLC dans les jeux d’origine, mais vu que le combo est vendu à 50€ et propose déjà un contenu conséquent, je ne vais pas non plus trop pester pour ça.

Au final, Taiko no Tatsujin : Rhythmic Adventure Pack est un bon choix pour toute personne un tant soit peu fan de jeux de rythme et qui y joue surtout en solo. Les modes RPG ne sont peut-être pas les plus passionnants qui existent, mais sont des bonus rigolos à côté d’une tracklist bien fournie qui pourra vous occuper un bon moment.

En revanche, si vous cherchez une expérience multi ou bien un jeu avec plein de modes différents, c’est un peu plus compliqué tant ça reste assez « basique ». Et je vous recommande aussi de jeter un œil à la tracklist, car même si je l’ai pas mal appréciée, la sélection musicale est malgré tout très spécifique et un peu vieillotte. Après, pour 50€ pour l’équivalent de deux jeux de rythme en un, ça reste une proposition plus qu’honnête et des jeux que vous relancerez très certainement de temps à autres !

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