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[Preview Nintendo Switch] Luigi’s Mansion 3 – Une preuve de bon Goo(igi)

DÉSACTIVEZ LES INDICES DU PROFESSEUR K.TASTROFF DANS LES OPTIONS SI VOUS VOULEZ PASSER UN EXCELLENT MOMENT ! Oui, je commence cette preview là-dessus parce que s’il vous devez retenir ne serait-ce qu’une chose de ce texte, c’est bien qu’il est possible de mettre un terme au plus gros défaut du jeu très rapidement (je développe plus tard). Passons maintenant à l’intro plus classique que je vous ai préparé.

S’il y a bien un jeu que j’attendais plus que tout le reste cette année, c’était bien Luigi’s Mansion 3 ! Premier épisode de la série sur console de salon depuis l’original sur GameCube, il emporte avec lui tout un tas d’attente, notamment la promesse d’une grande et belle aventure et… Bah on peut dire que c’est pile ce qu’il accomplit et même un peu plus encore, au point que je ne serai pas surpris s’il finit par devenir mon jeu préféré cette année.

Car après avoir passé un peu plus de 5h dessus et atteint environ le premier tiers du jeu, je peux dire sans trop d’effort mental que cet épisode explose de loin le second et est tellement bourré de charme et de petites touches d’humour que j’ai passé ces 5h avec un immense sourire niais sur la tronche. C’est un peu comme s’ils avaient pris le meilleur du premier et du second épisode et l’on mélangé avec ce qu’il fallait mettre de plus pour en faire le meilleur épisode de la série.

Et vu qu’il s’agissait déjà d’une de mes séries préférées… Bah le GotY n’est pas loin.

Hotel Luigi

L’histoire de Luigi’s Mansion 3 est aussi simple qu’elle est drôle : Luigi, Mario, Peach et quelques Toad ont été invités dans un hôtel de luxe pour passer des vacances agréables. Tout est radieux, tout est beau, mais Luigi ne peut s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment. Après tout, il s’était déjà fait avoir en remportant un joli manoir qui s’avérait être hanté, donc c’était justifié… Mais ce n’était pas suffisant, puisqu’il s’est quand même fait de nouveau avoir et l’hôtel s’avère être encore une fois la demeure de fantômes pas très amicaux.

Tout le monde est capturé, à l’exception de Luigi qui s’en sort par miracle et il devra tout faire quasiment tout seul pour espérer s’en sortir.

Je ne sais pas comment ils ont fait chez Next Level Games, mais ils ont réussi à se dépasser sur cet épisode au niveau de la mise en scène. Les cutscenes sont très nombreuses et toujours très drôles grâce à des animations poussées à l’extrême. Luigi est tout aussi attendrissant qu’hilarant avec ses expressions et ses mimiques et ils ont vraiment rendu honneur au personnage.

Mais si ce n’était que ça, ça ne serait pas aussi bon, car l’atmosphère est juste parfaite et l’intro est incroyablement efficace. Je ne la spoilerai pas, mais disons juste que le basculement du côté joyeux des premières secondes à l’horreur vers la fin du prologue est maîtrisé et si vous prenez le temps d’explorer un peu avant la fin, vous en tirerez le maximum.

Un autre point qui m’a fait halluciner vient de la variété dans les boss et surtout tout le travail fait pour les rendre les plus mémorables possible. Là encore, je n’en ai battu que 5 ou 6 pour l’instant, mais ils sont tous mémorables à divers degrés, que ce soit via les rares cutscenes qui les introduisent aux combats qu’ils proposent (Mansion spéciale au boss de la boutiques de souvenirs de l’hôtel qui va probablement vous faire susciter des réactions inattendues) et l’antagoniste principale est aussi très cool car très différente de ce que Nintendo a eu pour habitude de nous proposer ces dernières années, mais je vous laisse la surprise.

Un autre truc fantastique que j’ai remarqué, c’est à quel point le jeu est subtil dans sa façon de nous apprendre les choses et nous guider. Jusqu’à ce que l’on retrouve K.Tastroff, il n’y a presque aucun dialogue en dehors des cutscenes et donc le tutoriel pour utiliser notre aspirateur se fait en à peine deux minutes via Polterpup, le petit chien trop mignon qui est visiblement devenu le compagnon de Luigi depuis le 2. C’est d’ailleurs lui qui va nous guider pendant une bonne partie de l’intro et jusqu’au troisième ou quatrième boss avant de nous laisser tranquille et nous laisser explorer à notre guise, à l’ancienne.

Enfin… Presque. Car ce qui a été pour moi le seul gros défaut du jeu a été l’intervention quasi-non-stop du professeur une fois celui-ci retrouvé. Si vous prenez trop votre temps pour explorer, celui-ci apparaît pour vous dire quoi faire et si vous bloquez sur une énigme, l’indice qu’il vous donne est tellement peu subtil qu’il vous donne plus ou moins la solution noir sur blanc. Je dois vous avouer que ça m’a pas mal ennuyé, puisque ça ruinait l’ambiance qu’essayait de poser le jeu.

Heureusement, j’ai découvert au bout de deux heures et par intuition qu’on peut faire taire à tout jamais le professeur via une option dans le menu principal. Et une fois que j’avais fait ça, j’ai presque immédiatement retrouvé le plaisir du premier épisode à volontairement me perdre et ne pas foncer directement vers mes objectifs (d’ailleurs, jusqu’au cinquième boss si vous n’explorez pas, vous pouvez aller les voir presque instantanément ce qui donne un petit côté boss rush pas déplaisant, mais ça raccourcit sacrément la durée de vie. Après, passé celui-ci, les niveaux deviennent beauuuucoup plus longs et c’est pas plus mal). L’avantage, c’est que les plus jeune joueurs ne seront pas forcément paumés, mais pour les autres, ça aurait pu vite tourner au cauchemar si l’option n’était pas désactivable, car une fois désactivé, le jeu ne nous prend plus du tout par la main et nous laisse nous débrouiller devant ses très nombreuses et très ingénieuses énigmes. La dernière énigme dont je peux parler dans la preview et que j’ai finie juste avant d’écrire ce paragraphe est un véritable MONSTRE de logique et de choses à comprendre. Ça me fait penser que la suite n’en sera que plus diabolique et ingénieuse et j’ai beaucoup trop hâte de voir comment ça va se développer à partir de là.

En termes de gameplay pur, si vous avez joué à Luigi’s Mansion 2, il n’y a pas des masses de nouveautés. La lampe spéciale qui permet de révéler des trucs cachés est toujours là et pour capturer les fantômes, il suffit grosso modo de comprendre leur faiblesse pour ensuite les éblouir avec la lampe normale et les aspirer. Mais Luigi dispose désormais de deux nouveaux mouvements qui rendent les combats encore plus dynamiques : la possibilité de choper les fantômes et les envoyer s’éclater au sol ou bien sur leur collègues, permettant ainsi de créer une chaîne d’attaques et le petit bond, utilisable de manière illimitée et qui permet de repousser nos assaillants. La première attaque est très utile, la seconde je ne l’ai pas vraiment utilisée en dehors de rares exceptions, mais elle reste utile pour certaines énigmes.

Mais LA grosse nouveauté vient de la possibilité d’invoquer Gluigi à n’importe quel moment, nous permettant ainsi d’avoir un second personnage à portée de main et jouer en co-op ! Gluigi est LOIN d’être un simple ajout gadget et est utilisé pour de très nombreuses énigmes, ce qui rend les possibilités complètement folles et même si je n’ai pas pu tester le co-op, en solo ça fonctionne tout aussi bien : seul, vous pouvez alterner entre Luigi et Gluigi d’une simple touche d’un bouton, celui devenant inactif restant sur place et très vulnérable (et par très vulnérable, je l’entends vraiment, puisqu’il y a un passage où j’étais légitimement terrorisé d’en laisser un derrière).

Il est possible de laisser celui inactif plus ou moins actif s’il est en train d’aspirer ou de souffler quelque chose. Lorsque l’on change de personnage celui inactif maintiendra l’aspiration, ce qui permet notamment de garder certains interrupteurs activés. Et pour ne pas perdre du temps, il est possible de stocker Gluigi dans son aspirateur et ainsi pouvoir traverser des zones sans se soucier d’avoir à changer de personnages en changeant de salle.

Et je trouve cet ajout absolument génial ! Bon, parfois j’oubliais que je l’avais à disposition et j’étais parfois un peu coincé, mais ça rajoute tellement de possibilités d’énigme que c’est à se demander pourquoi ça n’est pas apparu plus tôt (si on ne compte pas le remake du premier, qui le proposait mais n’en faisait rien puisque le level-design n’était pas adapté au co-op).

Je n’ai pas pris le temps de tester les mini-jeux, mais j’ai pu tester le mode online de la Tour Hantée et parce que cette preview est déjà bien trop longue et que je vais quand même vous laisser respirer (et aussi parce que je dois quand même garder un peu de matière pour la critique complète pour ne pas donner une sensation de redondance), je vais juste dire ceci : il est nécessaire de bien jouer en équipe si vous voulez réussir. Oh et si vous n’êtes pas dans une équipe de 4 joueurs, bon courage pour accomplir certains objectifs dans les temps, parce que ça peut vite tourner au cauchemar si vous êtes bloqué par un piège et que l’aide ne vient pas parce que l’autre n’a pas compris que ça se jouait en équipe et rgngngngngn !

Enfin, petit point rapide sur les musiques. Elles sont excellentes et les remix des pistes originales est toujours un petit bonheur, mais parce que tout est beaucoup plus subtil, je n’ai pas vraiment trouvé les nouvelles compositions mémorables. Le thème principal que l’on entend dans l’écran-titre n’est pas utilisé in-game et donc ça enlève un peu à l’identité de cet épisode. Cela étant dit, ça ne veut pas dire grand chose parce que comme dit plus haut, le niveau de détail et de charme de cet épisode via ses animations complètement dingues fait que ça reste un pur bonheur à faire.

Bref… Si vous voulez bien m’excuser, je vais écourter cette preview en disant ceci : je dois retourner y jouer ! C’est beaucoup… BEAUCOUP trop fun et j’ai vraiment trop envie de savoir ce que le jeu va me réserver, car même si j’ai l’impression de ne plus être bien loin de la fin, quelque chose me dit que ce jeu me réserve encore pas mal de surprises…

J’ai pas envie de dire que ça va être mon jeu de l’année parce que… bah on sait jamais, ça peut mal finir et donc j’attendrai que les crédits de fin défilent avant de me prononcer, mais c’est quand même sacrément bien parti !

Benjamin « Red » Beziat

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