Kayane

[Critique PS4] Wreckfest – Crazy Moiss-bat !

Avant de commencer cette critique, un peu de contexte : je suis loiiiin d’être un expert pour tout ce qui est jeux de course… Ou même des voitures en général. Ça ne veut pas non plus dire que je ne les aime pas ou bien refuserais d’y jouer si on me proposait une partie, autrement cette critique n’existerait tout bonnement pas. C’est juste que je suis plus fan des jeux de course un peu fantaisistes à la Mario Kart ou F-Zero ou bien un peu plus décérébrés à la FlatOut.

Et le hasard fait bien les choses, parce que quand on m’a proposé de tester Wreckfest, j’ai regardé vite fait un trailer pour voir en quoi ça consistait et me suis dit « Eh, pourquoi pas, ça a l’air rigolo ! ». Puis passent quelques jours et en m’informant un peu plus, je découvre que le jeu est développé par le studio finlandais Bugbear Entertainment responsable de… FlatOut !

J’ai immédiatement su que j’allais avoir droit à quelque chose de spécial et ai béni mon flair, puisque Wreckfest est le concentré de fun auquel je pouvais m’attendre !

Flat Out Dumb

Il n’y a pas plus simple que Wreckfest, niveau présentation. On est directement lancé dans le menu avec un mode solo, un mode où on peut customiser un peu notre expérience solo, le garage où on peut acheter divers véhicules et les customiser à l’envie, le mode Multijoueurs en ligne et… La Loja de DLC, Comprar Contenuedo Adicional ? Qu’est-ce que ?

Pour une raison que je ne saurais expliquer, la traduction française du jeu est un poil ratée. 95% du texte dans le jeu est bel et bien en français, mais les 5% restants sont en espagnol, dont les infos qui disent que certaines pièces de vôtre véhicule sont endommagés. J’imagine que la personne en charge de l’intégration des textes s’est gouré de lignes, mais c’est plus un défaut drôle qu’une faute grave à ce stade.

Pour les DLC, je ne sais pas de quoi il s’agit puisqu’ils n’étaient pas disponibles, donc j’imagine que ça ne devait pas être bien important – et pas nécessaire vu la tonne de contenu du jeu – et je n’ai pas pu tester le mode multi en ligne parce que… Mon abonnement PlayStation + a expiré et j’ai pas encore eu le temps de le renouveler tousse Mais c’est pas grave, parce que je doute que les serveurs du jeu soient encore bien actifs dans trois semaines de toutes façons.

Du coup je me retrouve principalement à vous présenter le mode solo et parce que les choses sont très bien faites, celui-ci est ultra complet !

En gros, vous avez cinq coupes, chacune correspondant à un niveau de difficulté, mais toutes étant très similaires en termes de contenus et de façons de progresser. Pour faire simple, chaque coupe propose des épreuves allant du pur Destruction Derby à la… Bah Destruction Derby sur PS1, à la course plutôt classique à celle où il vaut mieux faire attention à ne pas se faire démolir en passant par des mini-tournois où la moitié basse de la liste de participants est éliminée à chaque fin de course.

Et il y a des courses de tondeuses à gazon et de canapés roulants. Est-ce que je vous ai dit que j’adorais ce jeu ?

Parce que oui, contrairement au gros de la compétition qui vire de plus en plus dans l’hyper-réalisme, Wreckfest part dans la même direction… Avant de faire un drift et partir dans le monde des fous à quelques mètres de la ligne d’arrivée. Ce jeu est con, mais dans le très bon sens du terme, au point de proposer des courses où l’on pilote une voiture à trois roues contre une vingtaine de bus américains, ou bien de customiser votre caisse avec un hot-dog géant sur le toit !

Il y a presque une sorte de nostalgie qui transpire de ce jeu, puisqu’il garde avec lui l’esprit des jeux de course de l’ère PS1 et PS2 tout en modernisant suffisamment l’ensemble pour avoir l’air intéressant en 2019.

Car même si Wreckfest peut être très con quand il le veut, il peut aussi être plutôt réaliste sous certains aspects. Suffit de voir les dégâts que prennent les voitures et hurler en voyant que l’on pilote plus que l’équivalent d’une boîte de sardines éventrée pour voir que les développeurs se sont fait plaisir sur la modélisation des véhicules.

Et même si le jeu se veut assez arcade avec le maniement assez… Imprécis des véhicules pour rendre le jeu plus fun – sauf exceptions, mais j’y reviens – il propose aussi un mode « réaliste » où les véhicules prennent des dégâts bien plus significatifs et avec des conséquences bien plus directes sur la conduite. Parce que là où en mode Normal il faut vraiment y aller comme un bourrin pour briser sa boîte de vitesse et donc avoir un véhicule qui change de vitesses un peu au pif, en mode réaliste, il suffit de se manger un impact au mauvais endroit pour instantanément casser sa boîte de vitesse ou bien ses suspensions. En résulte un jeu qui peut plaire à tout le monde un minimum intéressé par un jeu de course décomplexé.

D’ailleurs, parmi les autres points très plaisants vient la créativité derrière certains terrains et la structure de certaines coupes. Si vous avez joué à Mario Kart Double Dash ou 8, vous allez très certainement dire qu’un des meilleurs circuits du jeu est le Parc Bébé. Pourtant, il n’y a pas plus simple que ce circuit, puisqu’il s’agit d’une très courte boucle. Mais ajoutez des objets qui prennent une bonne partie de l’écran et mettez un grand nombre de tours et vous vous rendrez compte que ce circuit devient un champ de bataille bordélique à souhait.

Wreckfest semble s’être inspiré de cette philosophie, puisque certains circuits sont de simples boucles ou bien font croiser au maximum les routes pour rendre inévitable la rencontre avec les adversaires les plus à la traîne ou bien leur carcasse qui encombre la route. Et bien entendu le nombre de tours est parfois augmenté pour un maximum de chaos !

Oh et une des courses nous met face à 14 tondeuses à gazon et une moissonneuse-batteuse le tout dans un circuit en forme de 8, créant une sorte d’effet Pac-Man extrêmement drôle !

Cependant, ce jeu n’est pas sans faute, puisque certaines épreuves peuvent être un peu frustrantes, surtout lorsqu’elles nous mettent aux commandes de voitures volontairement difficiles à manier pour détruire des cibles minuscules et je ne suis pas totalement fan de la structure du jeu pour débloquer les coupes suivantes, puisqu’il faut accumuler un certain nombre de points dans les différentes épreuves de la coupe, mais ledit nombre est de plus en plus élevé à chaque fois et certaines épreuves donnent beaucoup moins de points que d’autres, sachant que celles qui en donnent le plus durent beaucoup plus longtemps.

La lisibilité des terrains est parfois un peu étrange, puisque certains virages arriveront sans prévenir parce qu’ils sont mal mis en avant et camouflés par le réalisme des décors.

Un autre gros regret vient de l’absence de multi local et de mini-jeux à la FlatOut. Je me souviens justement avoir passé pas mal de bonnes soirées en famille sur ce classique méconnu de Bugbear à faire les courses les plus débiles en versus ou bien on se passait la main à lancer notre pilote dans les airs pour jouer au bowling. Pour le coup, faire des courses de tondeuses ou des duels de moissonneuse-batteuses avec des potes aurait rendu ce jeu incontournable en soirée, mais j’imagine qu’il faudra se contenter de la froideur du multi en ligne pour ça…

Mais le pire… Ce sont les temps de chargement qui sont un peu trop nombreux et qui durent facilement une quarantaine de secondes à chaque fois. Ça nous sort totalement du mood, ce qui est dommage… Mais ça permet aussi de rattraper notre fil d’actu Twitter, donc un mal pour un bien, j’imagine ?

Enfin, le dernier détail qui m’a fait plaisir est la musique. Elle est pas folle et n’utilise que de groupes que l’on ne connaît pas, mais la playlist est éclectique et c’est souvent du hard rock ou du métal un peu concon, donc ça passe crème avec l’ambiance du jeu !

Au final, je pense que vous avez compris que malgré ces petits défauts ici et là j’ai adoré jouer à Wreckfest ! C’est un jeu de course absolument débile comme je les aime avec des épreuves toutes plus inventives les unes que les autres et un esprit rétro qui m’avait manqué.

Son mode solo est plus que complet, garantissant une bonne grosse dizaine d’heures de jeux à faire les pires idioties et même si je regrette l’absence de multi local et que j’imagine que le multi en ligne ne durera pas non plus une éternité, je pense que l’on s’en tire à bon compte pour un jeu que l’on peut trouver de base à 40€, voire facilement bien moins dans les semaines à venir.

Après, si vous cherchez un jeu de course en solo qui sort un peu du lot, n’hésitez pas à soutenir Bugbear en le prenant à un prix approprié et pas juste attendre qu’il passe à prix discount. Wreckfest a été fait avec énormément d’amour et ça se voit et se sent. Bon après, si vous n’en avez pas non plus les moyens, n’allez pas non plus tout plaquer pour le prendre et attendez une baisse de prix, mais dans tous les cas, je ne peux que trop vous le conseiller car il possède ce petit truc qui donne un immense sourire sur la tronche d’un bout à l’autre de l’expérience… Enfin, sauf durant les temps de chargement. Là, c’est un peu plus relou.

Benjamin « Red » Beziat

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