Kayane

[Critique DLC Express] Captain Toad Treasure Tracker – Episode Special

Précédemment, dans la critique de Captain Toad Treasure Tracker : « Et puis bon, si le jeu se vend bien, alors peut-être qu’un jour on aura une suite et ça… Ça serait toadallement cool ! »

Qui aurait pu croire que sept mois après la sortie du portage d’un jeu paru quatre ans auparavant, Captain Toad Treasure Tracker se verrait doté de deux DLC ? Le premier, gratuit, permet à un second joueur de s’inviter à la partie, tandis que le second, payant, était une extension rajoutant « 18 nouveaux défis », dont 5 environnements inédits. La formulation était plutôt vague et en y jouant j’ai enfin compris qu’il s’agissait en fait d’une extension au contenu équivalent à une des deux premières campagnes du jeu d’origine et lesdits défis étaient en fait des niveaux entiers. Et là, c’est déjà tout de suite plus intéressant.

Prom’nons nous dans les BWAH !

Concrètement, cet épisode spécial reprend une dizaine des niveaux les plus mémorables du jeu de base et en rajoute une poignée d’inédits, mais propose des variantes que l’on avait pas vu auparavant et qui prennent en compte la dernière mise à jour ajoutant un mode co-op.

Le plus proéminent et qui prend presque un tiers du contenu est la chasse aux Boos, où le but consiste à éradiquer toutes les pestes volantes à coups de lampe torche dans la trogne, la particularité étant que vous pourrez vous en débarrasser presque instantanément si vous croisez les faisceaux (le lumière) avec votre partenaire, ou bien un clone de vous-même si vous jouez en solo. On pourrait penser que ça serait redondant de voir cette variation prendre autant de place, mais au contraire, c’est un type de niveau particulièrement jouissif, car moitié stressant, moitié défoulant.

Le second est un peu plus classique, mais tourné de manière à nous faire réfléchir un minimum, puisqu’il s’agit du défi où il faut réunir un certain nombre de fragments d’objets pour recréer le trésor de fin. La principale différence avec ce principe qu’on retrouve dans presque tous les Mario depuis Super Mario Galaxy (bon ok, Mario 64, si on évoque les pièces rouges) est qu’ici le fragment suivant n’apparaît que lorsque l’on a mis la main sur le précédent et pour bien mettre la pression, il faudra attraper le suivant dans un temps donné, autrement on recommence tout du début. La progression est excellente et on sent qu’ils sont arrivés au bout du concept avec un dernier niveau aussi génial que stressant.

Et en dehors de ça, il y a les 5 ou 6 niveaux inédits, qui reprennent une formule beaucoup plus classique, mais qui montrent bien que l’équipe a bien pris son temps pour nous offrir des niveaux dignes de ce nom. Pour le coup, je suspecte même ce DLC de n’être en fait qu’un prétexte pour que l’équipe se remette en jambes avant de commencer le développement d’une suite et voir si les gens adhèrent toujours autant au concept.

Enfin, comme dans le jeu de base, chaque niveau possède un objectif tertiaire qui n’est dévoilé qu’une fois le niveau terminé et même si je n’ai pas forcément pris la peine d’essayer d’accomplir la plupart, je sais d’avance que ceux qui aiment bien tout finir à 100% voudront s’arracher les cheveux, notamment à cause du tout dernier niveau qui non seulement est de base une montagne de stress et de hurlements continus sur 10 minutes, mais qui en plus possède un objectif secondaire virtuellement impossible.

En bref, même si l’épisode spécial de Captain Toad contient une part de recyclage relativement importante, ça n’en reste pas moins un excellent DLC et une proposition plus qu’honnête ! Pour 6€, vous aurez un DLC qui vous durera au minimum deux heures et qui équivaut à un quart du contenu du jeu de base. Je n’irais pas non plus à dire qu’il est impératif d’y jouer et qu’il s’agit d’un DLC indispensable, mais si comme moi vous êtes fan du jeu et que vous en voulez plus en attendant une éventuelle suite (je prie pour qu’il arrive), vous devriez passer un très bon moment. Une bonne petite extension à un prix très raisonnable comme on les aime bien !

Benjamin « Red » Beziat

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