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[Japan Expo 2018] Petit tour des jeux qui y étaient présents (+ impressions sur le salon)

Japan Expo 2018

Avant de commencer cet article, je tiens à m’excuser sur le temps que ça a pris. Pour le coup, à peine rentré, j’ai passé tout mon temps sur Octopath Traveler pour pouvoir sortir la critique à temps et donc je n’ai pas pu me pencher là-dessus avant aujourd’hui.

Bref, Japan Expo ! Le salon avait eu lieu la semaine dernière et je ne m’étais pas autant amusé sur un salon que depuis… Longtemps. Il y avait tellement de choses à voir et à faire que je n’ai même pas eu le temps d’en gratter la surface en trois jours… Au point que je n’en ai véritablement vu que 50% à peine !

D’ailleurs, et c’est quelque chose que j’ai énormément apprécié, c’est que même s’il y avait pas mal de boutiques, comme le dit la légende, il n’y en avait au final pas tant que ça qui n’étaient consacrés qu’à la vente pure et simple de goodies. Il y avait notamment une TONNE de stands réservés aux artistes indépendants et ça, c’était vraiment très cool (même si je regrette que la douane a été particulièrement néfaste cette année auprès des stands de fans de Pokémon, One Piece et Dragon Ball en les taxant de contrefaçon, ce qui fait qu’il y a des risques pour que le nombre de stands d’artistes indépendants en général diminue fortement l’an prochain).

En dehors des stands plus commerciaux, il y avait aussi d’immenses espaces dédiés aux cosplays et aux représentants du Japon, y compris des expositions sur le travail de Buichi Terasawa et du studio Chizu… En plus d’un espace monstrueux consacré aux jeux vidéo, occupé principalement par Nintendo, Square Enix et Koch Media. Pour une raison qui m’échappe, Namco Bandai répondait aux abonnés absents, préférant mettre des bornes de démonstration dans d’autres stands placés un peu au pif. Il y avait aussi pas mal de développeurs indépendants… Que je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter, la faute à un planning trop chargé. Et à mon très grand regret de fan de My Hero Academia, je n’ai malheureusement pas pu m’essayer à My Hero : One’s Justice (ni pu voir le film, qui était diffusé en avant-première mondiale…)

Maintenant que cela a été dit, passons aux jeux que j’ai pu essayer ce week-end ! Pour les gros jeux sur le stand de Nintendo, je vous conseille d’aller voir mon article sur les jeux présentés durant un événement post-E3 et pour Octopath Traveler, je ne peux que vous conseiller de lire ma critique parue la semaine dernière.

Mega Man 11

MegaMan11

Un des jeux que j’attends le plus cette année est sans conteste Mega Man 11. J’apprécie énormément cette série et voir un nouvel épisode ne peut que me mettre en joie.

Pour le coup… Bah c’est du Mega Man. On progresse dans des niveaux en courant, sautant, glissant et tirant des coups de blaster et on affronte un boss en bout de route. La démo ne comprenait qu’un seul niveau et j’ai déjà pu remarquer un détail intéressant : les niveaux sont beaucoup plus longs que dans les anciens. J’ai passé une bonne dizaine de minutes à progresser à un bon rythme et n’ai jamais pu atteindre le boss du niveau, la faute à un game over impromptu. Le level-design était plutôt inventif et se renouvelait très régulièrement, ce qui était plus qu’appréciable et j’ai pu tâter de la principale nouveauté de cette épisode : le système Double-Gear.

Appuyez sur une des gâchettes et vous pourrez doubler votre puissance de feu. Appuyez sur l’autre gâchette et vous pourrez ralentir le temps. Les deux fonctionnent sur la même jauge et si elle s’épuise, il vous faudra attendre qu’elle se recharge. C’est tout bête, mais je pense que ça a rendu le jeu beaucoup plus nerveux en plus de permettre aux devs de mettre des pièges bien plus retors.

Graphiquement, le saut à la 3D s’est plutôt bien engagé. Il me rappelle un peu Mega Man Powered Up sur PSP avec une pointe de cell-shading plus poussée et des ennemis plus imposants… Bref, je ne suis clairement pas ressorti déçu de cette expérience et ai hâte de tâter le jeu complet !

No More Heroes : Travis Strikes Again

Travis Strikes Again No More Heroes

Second jeu que j’étais le plus curieux d’essayer sur le salon, Travis Strikes Again marque le grand retour de la série culte No More Heroes. Et, histoire de rendre l’arrivée de ce jeu encore plus cool, la démo présentée à Japan Expo était spécifiquement faite pour Japan Expo, avec des références au fait que l’on soit un visiteur du salon, au RER B, ainsi qu’à Dead Cells, qui était un voisin de stand et pour lequel Travis Touchdown portait un t-shirt ! Même si le détail qui m’a probablement fait le plus rire était le boss de la démo qui annonçait que sa troisième phase ne serait jouable que lors de Gamescom le mois prochain.

Enfin bref, le jeu se veut comme étant un hommage à tous les types de jeux d’arcade des années 80/90 et ici on avait droit à un beat-them-all pas très finaud où l’on découpait les ennemis comme des feuilles de papier. Le jeu est jouable en co-op et chaque personnage a le droit à quatre coups spéciaux.

Probablement parce qu’il s’agissait d’une démo, les ennemis n’étaient pas particulièrement dangereux, ni difficiles à battre, ce qui faisait que le jeu ne présentait pas trop d’intérêt à être creusé plus que ça. Cela étant dit, j’ai vraiment adoré l’esthétique globale, qui optait pour une sorte de néon déformé plutôt stylé et des effets de caméra et de mise en scène intéressants. Dans tous les cas, je suis curieux de voir le jeu complet à l’avenir et surtout d’y jouer à deux, parce que je me suis bien éclaté avec la personne qui tenait le stand.

Valkyria Chronicles 4

Valkyria-Chronicles-4

Un autre des jeux que j’attends le plus cette année, Valkyria Chronicles 4 se veut être un reboot de la série, revenant aux fondamentaux tout en y ajoutant un petit truc en plus. Parce que j’étais curieux, puis aussi parce que je voulait un bonnet à l’effigie de la mascotte du jeu (un shiba inu avec un bonnet sur la tête !!!!!), j’ai joué à la démo deux fois. La première fois sur Nintendo Switch, puis la seconde sur PS4 Pro. Inutile de dire que la version PS4 Pro était plus jolie que la version Switch, qui était un poil plus floue et moins détaillée.

Dans tous les cas, si vous avez joué à l’excellent Valkyria Chronicles sur PS3/PS4/PC, vous savez déjà à quoi vous attendre : vous devez au préalable sélectionner une de vos unités sur une carte représentant le terrain, puis vous la déplacez librement tout en veillant à ne pas épuiser la barre d’endurance avant enfin de soit vous positionner pour la contre-offensive, soit attaquer un ennemi suffisamment proche. Toutes les classes du premier épisode sont là en plus d’un mortier mobile que vous voudrez utiliser pour les ennemis les plus difficilement accessibles (et qui est aussi redoutable lors des phases de contre-attaque).

Bref, c’est du Valkyria Chronicles à l’ancienne et je ne peux que m’en réjouir. Je serai clairement au rendez-vous à sa sortie et vous pouvez être certains qu’il y aura une critique sur ce site en Septembre !

Kingdom Hearts III

Kingdom Hearts 3

Une des démos que je voulais absolument faire, je suis ressorti… Pas mitigé, mais un peu déçu. Deux raisons à ça : la première était que j’ai joué à la démo sur une borne défectueuse, avec une manette cassée qui envoyait la caméra valser vers le haut littéralement toutes les quinze secondes, rendant les affrontements particulièrement pénibles.

Et la seconde… C’était trop court !!! On ne pouvait jouer qu’à un seul des niveaux de la démo (qui était la même que lors de la première présentation publique du jeu et lors de l’E3) avant de céder notre tour. Et comme un gros malin, j’ai sélectionné le niveau qui ne durait en tout et pour tout que 5 minutes… Si je devais faire jouer mon éternel optimiste, je dirais que je me garde la surprise pour la sortie du jeu. Dans six mois. Erf.

Enfin bref, le niveau auquel j’ai pu jouer était celui du Colisée d’Hercule, où le Titan de la Terre a décidé de mettre le bazar et il en revient à Sora, Donald et Dingo de l’arrêter. De ce que j’ai pu essayer, j’ai pu remarquer à quel point Kingdom Hearts III est l’aboutissement d’années de développement en terme de mobilité. Sora n’a de limite que les murs invisibles et non interactifs et l’on peut passer d’un bout à l’autre de l’écran en quelques secondes. Tel le lionceau qu’il était censé être, il bondit, court et attaque avec une vitesse et une grâce folle et se débarrasser des ennemis se fera dans un festival de sons et lumières. Grimper aux murs est à la fois simple et intuitif et même s’il n’y avait pas de tutoriel à proprement parler, j’ai assez vite retrouvé mes marques.

Il me semble que cette mécanique était présente dans certains précédents épisodes, mais au bout d’un certain nombre de coups il est possible d’appuyer sur Triangle (ou Y si vous y jouez sur Xbox One) pour déclencher une furie temporaire, puis d’enchaîner peu après sur une seconde furie plus puissante. Attaquer le Titan était très fun et même si on peut penser que c’est le bazar à l’écran, il est tout à fait possible d’esquiver ses attaques car elles sont suffisamment lisibles. Le seul petit truc qui m’a fait tiquer venait lorsqu’il était temps de grimper sur les épaules du Titan pour lui coller des mandales dans la tronche. Il fallait atteindre des petits points lumineux et Sora faisait le reste du travail, mais j’ai jamais réussi à trouver le point de départ de ce chemin, ce qui faisait que je passais pour un mec bourré tentant de trouver une solution tout en gesticulant dans tous les sens. Heureusement, il est quand même possible de monter sur un point au hasard et d’y aller de là, ce que j’ai fait. S’en est suivi une invocation prenant la forme d’un petit train faisant le tour du monstre façon Super Mario Sunshine où l’on pouvait tirer dans tous les sens dans un festival néon plaisant pour les yeux.

Bref, je n’ai pas passé assez de temps sur le jeu à mon goût, mais vous pouvez être certains que je vais sauter sur la première occasion qui se présente à moi pour y jouer !

D’ailleurs, j’en profite vite fait pour vous signaler que le premier tome d’un diptyque de livres à propos de Kingdom Hearts est sorti chez Third Editions. J’en ai lu les cinquante premières pages et je peux déjà fortement vous le recommander tant il est riche en informations ! Je vous en reparlerai dans les prochains mois, lorsque je l’aurai fini.

Ôkami HD

Okami HD

Pour la petite histoire, Ôkami est un de ces jeux qui a défini mon adolescence. J’y ai joué dans le mois suivant sa sortie sur PlayStation 2 (à un époque où il était en directe compétition avec The Legend of Zelda : Twilight Princess) et ai mis la main sur chacune des versions sorties à ce jour. Je dois avouer que j’ai essayé la version Nintendo Switch par simple curiosité et même si je n’ai pas pu tester les contrôles tactiles (la transformant de facto en version ultime), j’ai découvert que cette version pouvait aussi se jouer au gyroscope des Joy-Cons en mode télé. C’est assez déroutant au début, puisque l’on ne pointe pas directement l’écran, mais on s’y fait très vite et je trouve cette manière de jouer particulièrement efficace.

Dans tous les cas, il s’agit exactement du même jeu qu’il y a… Douze ans. Aïe. Rien ne change à part que c’est plus joli et qu’on peut l’embarquer partout avec nous. Je ne vais pas m’étendre plus dessus, puisque je sais déjà que je vous livrerai un avis plus complet sur le jeu en Août (ou Septembre/Octobre… On verra quand j’aurai suffisamment d’argent pour pouvoir me le permettre).

MagiCats Builder

Magicats Builder

Seul jeu indépendant que le temps m’a permis d’essayer, MagiCats Builder est un jeu plutôt original sur le papier, puisqu’il s’agit d’un éditeur de niveaux en free-to-play où l’on peut contrôler une bonne partie de la création de nos niveaux, qu’il s’agisse du placement des obstacles et des ennemis à leur comportement. Comme un de ses développeurs me l’a expliqué « C’est Mario Maker, mais avec des chats », ce qui résume plutôt bien la situation.

J’ai pu m’essayer à quelques niveaux et c’est plutôt plaisant. Je n’avais pas eu le temps de me pencher sur la création de niveaux, mais vu que ceux que j’avais pu essayer venaient des joueurs qui avaient pu tâter le jeu en Early Access, je peux dire sans me mouiller que l’éditeur de niveaux fonctionne bien. Là où les choses deviennent intéressantes, c’est que le jeu est sorti mardi dernier sur Steam, Android et iOS, donc si vous êtes curieux, vous pouvez déjà le télécharger pour l’essayer et voir pour vous-même si ça vous plaît.

Encore une fois, je lamente mon temps limité sur le salon pour ne pas avoir pu aller plus loin dans les essais de jeux, mais je sais déjà que vous trouverez ce manquement de ma part justifié avec trois bonnes interviews à paraître dans les prochains jours !

Benjamin « Red » Beziat

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