Kayane

E3 2018 : On a pu tester Super Smash Bros. Ultimate (et plein d’autres) !

Super Smash Bros Ultimate

Comme vous le savez, l’E3 a eu lieu la semaine dernière. Les éditeurs et constructeurs sont venus en masse pour présenter les jeux qu’ils comptent sortir dans les prochains mois et beaucoup de journalistes/blogueurs/personnes suffisamment riches pour se payer un billet ont pu en essayer la plupart. Et même si nous n’avons pas pu aller jusqu’à Los Angeles pour nous perdre dans des files d’attente de trois milliards de kilomètres de long, nous avons eu la chance de pouvoir faire partiellement la même chose grâce à Nintendo, qui nous a cordialement invités dans un quartier isolé de Paris afin de tester une partie des titres qu’ils y ont présenté. Alors certes, ça n’avait pas le côté grandiloquent du Convention Center de la cité des anges, mais, et c’était finalement le gros avantage, il n’y avait pas trop de monde, faisant qu’on devait attendre trois à quatre minutes grand maximum pour jouer à n’importe quel titre.

L’article qui suit sera structuré comme tel : je vais parler de tous les jeux dans l’ordre dans lequel j’ai pu les essayer, à l’exception de mon plus gros coup de coeur que je réserve en dernier et qui, je pense, vous surprendra. Notez que je n’ai malheureusement pas pu essayer Dragon Ball FighterZ dans sa version Switch, qui était présent, mais qui était assez souvent occupé et erm… Que j’ai un peu oublié d’essayer parce qu’il était dans un coin du lieu et aussi parce que je n’avais que deux heures pour essayer un maximum de choses. Je n’ai pas non plus essayé Mario Tennis Aces, ni l’Octo Expansion de Splatoon 2 parce que… Bah je les ai déjà finis et critiqués ici et ici, ni Fortnite, Paladins, FIFA 2019 ou bien Octopath Traveller parce que les deux premiers sont déjà disponibles, le troisième parce que c’est FIFA et que je ne suis pas calé dessus et le dernier n’était que la démo déjà présente sur l’eShop de la console depuis la semaine dernière (et que je vous conseille d’essayer absolument par vous-même).

Maintenant que cela est dit… Let’s go !

Monster Hunter Generations Ultimate

La première démo que l’on a pu essayer était celle de Monster Hunter Generations Ultimate. Alors certes, c’est simplement une version améliorée de l’épisode Nintendo 3DS, mais ne l’ayant pas fait à l’époque et ayant la possibilité de faire une partie en local à quatre, on a tenté notre chance face à un Barroth… Qui nous a infligé une lourde défaite. La démo était limitée à 15 minutes et même si on sentait que l’on n’était plus bien loin de la victoire, le temps s’est écoulé trop vite.

On pouvait également tester différents styles de chasse et même si tout le monde a décidé de prendre le style classique de Guilde, j’ai opté pour le style bien plus flashy de Voltigeur, où chaque esquive se transforme en petite pirouette et où il est plus facilement possible de monter sur le monstre (même si celui-ci m’a désarçonné plus vite que je n’ai pu comprendre que j’avais réussi mon coup).

Pour le jeu en lui-même, c’est du Monster Hunter, donc pas de surprise de ce côté-là… Même si jouer à un titre de la série au gameplay classique après avoir tâté Monster Hunter World peut déboussoler tant les petits ajouts de World comme la possibilité de lock la caméra sur le monstre fait toute la différence.

Dans tous les cas, c’était bien fun ! Je ne sais pas si je m’amuserai à tâter le jeu complet le 28 Août, notamment parce que le jeu sort pile pendant le Ludocalypse 2018 et une semaine avant Dragon Quest XI, mais je me suis bien amusé sur cette session multi.

Pokémon Let’s Go Pikachu/Pokémon Let’s Go Évoli

Une des démos les plus convoitées, mais aussi une des plus « secrètes » (impossibilité de trifouiller dans les menus ou bien de prendre des photos, malgré le fait qu’avec ma canne, ma chemise et ma bedaine on m’aie traité de montagnard), j’ai pu passer une dizaine de minutes avec le nouveau spin-off de la série… Et il m’est assez difficile de dire grand chose dessus ou bien de livrer un premier verdict concret tant les conditions de jeu étaient particulières.

Parce que niveau gameplay… Bah c’est du Pokémon tout ce qu’il y a de plus basique. Si vous avez joué à un épisode de la série, vous savez déjà ce qui va vous attendre. La seule grosse différence vient du fait de capturer les Pokémon sauvages sans se battre et… Je dois avouer que je suis pas mal partagé là-dessus. Car même si dans un sens ça améliore sensiblement le rythme de l’aventure (surtout si on le couple au fait que les Pokémon sauvages sont désormais visibles sur la carte et sont donc faciles à esquiver), le processus de capture façon Pokémon Go rend la chose ultra répétitive, ultra vite*. Heureusement, les combats contre les dresseurs sont là pour nous ramener aux sensations des jeux d’origine. Peu de variation par rapport aux épisodes de la série principale, mais ça fait plaisir de revoir des combats de Pokémon en HD avec même la jolie fourrure de Pikachu bien mise en avant en prime.

* Il est intéressant de noter que dans cette démo, le nombre de Pokéballs était presque illimité, là où le nombre d’Hyper Balls était limité à 10. Si Game Freak joue bien ses cartes et limite de manière juste et équilibrée le nombre de Balls à notre disposition dans le jeu définitif, alors on pourrait connaître un sentiment de tension à l’idée d’être à court de ressources et ça, c’est tout de suite beaucoup plus intéressant. Pour le coup, j’ai pu légèrement ressentir ça lorsque mon stock d’Hyper Balls se rapprochait de zéro, me motivant à jouer mieux pour ne pas les gaspiller.

Et même si le jeu ne m’a pas plus hypé que ça, la véritable star de cette démo était la Pokéball Plus, sur laquelle on a pu mettre nos grosses mains.

Elle est beaucoup plus petite que je l’aurais imaginé du fait qu’elle reste un accessoire destiné à tous les publics, enfants inclus et tient bien en main. Le joystick est confortable et cliquer avec revient à appuyer sur le bouton A, tandis que le bouton quasi-invisible au sommet sert de bouton B et de menu. Celui-ci est plus rigide que je l’aurais imaginé et je dois avouer que j’ai eu quelques problèmes pour me diriger au début car l’orientation de la Pokéball demandée est assez précise. La balle vibre de manière plus que convaincante et fait aussi de la lumière, ce qui est plutôt cool. Aussi, il faut noter que la balle était retenue par un câble, donc nos mouvements étaient quelques peu limités… Ça et aussi la peur de la casser ou de frapper quelqu’un faisaient qu’on hésitait à vraiment se mettre dans l’ambiance. Cela dit, niveau sécurité, la Pokéball possède aussi un strap et une sorte d’anneau que l’on enfile sur l’annulaire (et qui était assez solidement ancré à mon doigt, au point que j’avais l’impression de porter une alliance que l’on aurait pas retiré depuis des années).

L’accessoire demande un petit temps d’adaptation. Pour le coup, j’ai eu le droit à une jolie humiliation en public parce que j’ai passé littéralement trois minutes à essayer de capturer un Papillusion. Il n’arrêtait pas de bouger et à cause des câbles de sécurité, je n’arrivais pas à correctement doser la force nécessaire pour lancer la balle. Soit elle allait trop loin, soit pas assez… Bref, c’était assez embarrassant.

Nous n’avons pas pu tester le jeu à deux pour des raisons techniques, mais j’ai pu secouer une autre Pokéball qui contenait un Pikachu au repos qui faisait des bruits adorables et vibrait gentiment.

Dans tous les cas, même si cette démo était loin d’être impressionnante, je reste tout de même enthousiaste à l’idée de refaire un de mes épisodes préférés à la sauce « next-gen » le 16 Novembre.

Super Smash Bros. Ultimate

Le suivant sur la liste était bien évidemment celui que j’attendais le plus : Super Smash Bros. Ultimate, a.k.a. le plus grand mystère de l’année quant au fait qu’il s’agissait d’un portage ou d’un nouvel épisode. La réponse officielle est « c’est un nouvel épisode », tandis que la mienne est… Bah c’est Smash.

Au risque d’en décevoir certains, il ne faudra pas s’attendre à un changement radical de la formule. Le jeu reprend le gameplay que l’on connaît de la série et les sensations sont sensiblement les mêmes. Néanmoins, j’ai pu remarquer que c’était sensiblement plus rapide que Brawl et les épisodes Wii U et Nintendo 3DS. Après, je ne sais pas si c’est à cause de la démo, mais les personnages paraissaient plus légers et donc volaient beaucoup plus facilement, tandis que les limites des stages semblaient plus généreux, ce qui menait à plus de tension, globalement.

J’ai pu essayer Ridley et l’Inkling en plus de reprendre le contrôle de Snake, Mario et mon indétrônable Fox. Les trois derniers ne semblaient pas si différent des incarnations des autres épisodes. Ridley, en revanche, a l’air assez monstrueux. Il dispose d’une bonne mobilité et est très facile à manier. Il dispose aussi d’une attaque particulièrement dévastatrice que j’ai pu essayer contre un pauvre Pikachu qui n’avait rien demandé et s’était pris 50 points de dégâts en un coup ! Après, comme avec l’épée d’Ike, faire une attaque de cette ampleur demande aussi bien du skill que de la chance pour placer le coup « au pixel près », donc j’imagine que j’ai juste eu beaucoup de chance et que ça ne fait pas mal à d’autres distances.

L’Inkling, quant à lui, est un peu plus complexe à manier. Il utilise énormément d’armes différentes et je pouvais difficilement l’apprivoiser en un seul match de deux minutes trente, mais je pense qu’il apportera satisfaction aux joueurs qui aiment bien surprendre leurs adversaires.

Parmi les détails qui n’ont pas été montrés durant le Direct et que j’ai un peu découvert au pif étaient la présence de Safrania, qui fait son grand retour depuis Super Smash Bros. 64 avec ses Pokémon ultra pixellisés qui apparaissent au hasard ainsi que l’arrivée d’un nouvel objet : les Bombers de la série Kirby, plus connus sous le nom de « ces petites bombes à pattes que tu veux surtout pas voir tomber par terre ». Ici, si un joueur s’en empare, il lui est possible de le brandir au dessus de sa tête et de le faire exploser. Le détail intéressant est que l’explosion est immense, dirigée vers le haut et l’utilisateur est étrangement épargné par la déflagration. Bref, un objet particulièrement vicieux.

J’ai donc pu faire six ou sept matchs et il n’y a pas grand chose d’extraordinaire ou bien de fou à dire. C’est Super Smash Bros., mais avec encore plus de contenu que les précédents, en plus flashy et, franchement, c’est pas plus mal. Je vais le doser comme d’habitude, m’éclater à fond dessus comme d’habitude, mais surtout je pourrai y jouer partout avec minimum deux joueurs à n’importe quel moment sans avoir à emmener une tonne de manettes ou bien une télé cathodique avec un générateur électrique, ce qui est toujours un plus.

Overcooked 2

Parce que le temps commençait à nous prendre de court, je n’ai pu faire qu’une seule partie d’Overcooked 2. Pour le coup, j’ai déjà un peu joué au premier avec ma copine et on s’est bien amusés/engueulés dessus.

Ici, c’est plus ou moins la même chose : on doit coopérer pour préparer des plats tout en prenant en compte les spécificités de chaque niveau et prier pour que ça ne devienne pas trop vite le bazar… Même si ça finit toujours par le devenir au bout d’une minute. Le niveau que l’on a pu essayer se situait dans un vieux château magique, avec des escaliers qui disparaissaient régulièrement et des portails reliant les deux extrémités du niveau. Il fallait plus ou moins se débrouiller pour naviguer dans ce joyeux bazar tout en faisant attention à ce que les escaliers ne s’effondrent pas et aussi en prenant en compte la hauteur de chacune des trois sections, car une des grosses nouveautés de cet épisode est celle de pouvoir lancer la nourriture ou les ustensiles. C’est peut-être pas grand chose dit comme ça, mais ça peut grandement aider quand on se débrouille bien.

L’autre nouveauté qui a mis un peu plus le boxon est la possibilité d’envoyer des petits messages pré-enregistrés à l’écran pour pouvoir faciliter la communication lorsque l’on joue en ligne !

Bref, c’est plus de Overcooked et avec la possibilité de jouer à plusieurs plus facilement, donc ça devrait pas être bien difficile à recommander. Le jeu sort le 7 Août et je sens qu’on y jouera un jour !

Starlink : Battle for Atlas

Dernier jeu auquel j’ai pu jouer et que je n’ai malheureusement pas pu finir faute de temps, Starlink : Battle for Atlas est la réponse d’Ubisoft à tous les jeux « toys to life » qui étaient à la mode il y a quelques années, mais en bien plus intéressant.

En effet, là où les autres jeux se contentaient de simplement transposer le jouet à l’écran, (à l’exception de Skylanders Swap Force, qui permettait de combiner deux pièces pour former des personnages uniques) Starlink nous propose de construire nos vaisseaux « à la carte » (bleue) en assemblant et réarrangeant à notre sauce les pièces de nos vaisseaux spatiaux. Les ailes sont détachables, tout comme les armes, que l’on peut empiler les unes sur les autres pour créer des monstres semblables aux Mega Drive sur lesquelles on attachait un Mega CD, un 32X, un Game Genie, une cartouche de Sonic 3 & Knuckles et un exemplaire de Sonic The Hedgehog 2… De véritables abominations.

Là où le concept de Starlink va particulièrement loin au point de ressembler à de la magie noire, c’est qu’il est carrément possible d’arranger nos pièces comme on le sent et ça aura un impact dans le jeu. Montez une tourelle à l’envers et elle sera montée à l’envers sur votre vaisseau ! On ne sait pas trop comment ça marche, mais les pièces semblaient plutôt bien s’assembler et cliquer. Le seul petit point noir du truc, c’est que les vaisseaux font beaucoup plus jouet en plastique qu’on aurait aimé le croire, mais la finition n’en reste pas moins bonne.

Et pour ce qui est du jeu en lui-même… On sent que la Switch a du mal à le faire tourner correctement et qu’il était plus conçu pour la PS4 et les consoles plus puissantes. Les planètes sont très jolies de loin, mais une fois proche de la surface, ça devient le festival du point blanc et des calculs en coulisses mal dissimulés pour tenter de tout afficher sans chargements au préalable. Une fois arrivé sur les planètes en elles-mêmes, c’est tout de suite mieux, même s’il y a encore un certain flou peu aguicheur qui gâche un peu l’ensemble.

Contrôler le vaisseau est aussi particulier et demandera un certain temps d’adaptation voler dans l’espace est un pur plaisir et se fait facilement, mais esquiver les obstacles de la surface devient assez rapidement un exercice en pilotage que je ne maîtrise pas encore tant notre vaisseau est sensible.

Tirer sur les ennemis est relativement simple : une gâchette par arme équipée. La visée, en revanche, demande un peu plus de précision. Après, peut-être que je n’ai pas trouvé de bouton de lock-on, mais toucher le point faible demandait un peu d’efforts.

Pour le coup, malgré des graphismes assez en deçà de ce à quoi on s’attendait, je suis toujours curieux d’en voir plus et de m’essayer au jeu complet le 16 Octobre, ne serait-ce que pour transformer ce jeu en un épisode de Star Fox non officiel, puisque le très bel Arwing est inclus dans la boîte !

Coup de coeur absolu : Killer Queen Black

Mon gros coup de coeur du salon, Killer Queen Black s’annonce déjà comme étant une de ces futures plus grosses injustices de l’année. Le truc le plus paradoxal était que personne ne venait l’essayer, mais dès que des joueurs se réunissaient autour pour lancer une partie, on n’entendait plus qu’eux, car Killer Queen Black, c’est juste le fun absolu. J’en avais déjà un peu parlé dans mon article sur les jeux que j’avais retenu lors de cet E3 et, encore une fois, je n’avais pas tort d’y croire.

Le principe est à la fois très simple et ultra bordélique. Chaque équipe est composée de 4 membres : trois ouvriers et une reine. La reine peut voler dans les airs et attaquer avec son épée, mais est tout aussi vulnérable que les autres joueurs tandis que les ouvriers peuvent plus ou moins tout faire.

Là où ça devient particulièrement génial, c’est qu’il existe trois manières de remporter une manche : soit en tuant la reine trois fois, et ce par tous les moyens possibles, soit en récoltant assez de baies que l’on rapportera dans notre ruche ou bien en conduisant un escargot dans notre camp. Autant dire que c’est le chaos total et il convient d’avoir des yeux littéralement partout et d’essayer de bien se coordonner avec son équipe pour gagner – le mieux étant d’être à 8 dans la même pièce, histoire que les deux équipes entendent la stratégie de chacun pour pouvoir la contrer, même si le jeu sera aussi jouable en ligne. Les manches durent deux minutes maximum tant ça va vite et c’est tout simplement du fun en barre.

Le jeu sort en d’année et je ferai en sorte que tout le monde soit au courant de son existence, car c’est vraiment un de ces jeux à la Towerfall qui peut faire un carton sur des salons du style Stunfest !

Au final, même si je n’ai pas joué à beaucoup de titres et que je regrette un peu l’absence de jeux Nintendo 3DS (comme le remake de Luigi’s Mansion ou bien Wario Ware Gold, qui étaient mystérieusement absents), je me dis que les mois à venir vont clairement être mouvementés et intéressants. Et maintenant je n’ai plus qu’une envie : jouer aux versions complètes de tous ces jeux et voir au cas par cas si j’ai raison de croire en eux !

Benjamin « Red » Beziat

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