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On a pu tester la Nintendo Switch ! Voici nos (très longues) impressions !

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La Nintendo Switch est bientôt là ! Et à l’occasion d’un événement tenu sur Paris, nous avons pu enfin l’essayer et je vais plus ou moins spoiler le reste de l’article en disant qu’il s’agissait exactement de ce à quoi je m’attendais en ayant vu le premier trailer et la conférence du vendredi 13 au matin. Autant dire que je la veux dès maintenant chez moi avec The Legend of Zelda : Breath of the Wild, histoire que je puisse vivre un rêve qui me tient éveillé depuis quelques années maintenant et vous n’entendiez plus parler de moi pendant quelques semaines.

Cet article sera divisé en trois sections : la première sera vite fait consacrée à la conférence et les controverses qui y étaient liées, puis la seconde sera dédiée à la console en elle-même et du ressenti que j’ai eu en posant la main sur le Saint Joy-Con, puis la dernière section parlera de ce qui fera ou tuera la console : ses jeux.

La Conférence : Switch ou Snontch ?

Bon, on ne va pas passer par quatre chemins : même si le contenu de la conférence était très bon, l’aura de négativité qui l’a entourée l’a très vite emportée sur l’opinion publique. Pourquoi ? Trois raisons.

Primo, même si des jeux ont été annoncés, il est vrai que l’ensemble de la conférence était plus portée sur l’avenir lointain que sur l’avenir proche. Quid du line-up de lancement ? Pour ça, fallait voir après la conférence (et encore, ce n’est pas bien varié, mais j’y reviens dans deux secondes). En lieu et place, on avait le droit à pas mal d’annonces concernant le printemps avec Arms, l’été avec Splatoon 2 et l’hiver avec Super Mario Odyssey, ainsi que des annonces concernant 2018 au mieux avec un nouveau No More Heroes (ou au moins un nouveau jeu mettant en scène Travis Touchdown écrit et dirigé par un Suda51 qui ne se contentera pas cette fois-ci de simplement mettre son nom en avant sur une boîte de jeu) et aussi et surtout un nouveau Shin Megami Tensei, ce qui est monstrueusement cool et un Fire Emblem Warriors, qui sera révélé un peu plus en détail Mercredi 18 Janvier à l’occasion d’un Nintendo Direct spécial Fire Emblem… Mais là encore, ces dernières annonces ne concernent pas l’avenir immédiat de la console, ce qui peut inquiéter… Mais j’ai une petite théorie sur le pourquoi de cette annonce, et ça tient en quelques mots.

The Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Zelda NX

Nintendo connaît son public et sait pertinemment que la plupart des gens qui achèteront la console Day One seront les fans de Nintendo. Et lesdits fans de Nintendo salivent tellement à l’idée de jouer au nouveau Zelda qu’ils se rueront dessus à la sortie. Or, Breath of the Wild ayant été annoncé comme un jeu absolument immense, il ne fait aucun doute qu’il durera quelques semaines auprès de pas mal de gens, donc à quoi bon envoyer d’autres jeux au casse-pipe ? Même Ubisoft et Activision vont se la jouer safe en proposant des jeux déjà sortis il y a quelques mois/années pour le lancement de la console avec une “version ultime” de Rayman Legends, Just Dance 2017 et Skylanders Imaginators. Pour le coup, en dehors de 1, 2 Switch, que l’on sait se retrouvera dans un bac à soldes d’ici Noël prochain, Nintendo préfère jouer la carte de la sécurité et attendra sûrement Mai pour lancer Arms, qui n’aurait eu aucune chance face aux aventures de Link. Après, est-ce que c’est se tirer une balle dans le pied ? Auprès du grand public, très certainement. Auprès des joueurs hardcore, il s’agit d’une décision relativement sensée, et auprès de nos banquiers, Nintendo nous fait une assez grosse fleur, puisque l’on n’aura à dépenser que 430€ pour avoir la console et une édition collector de Zelda (ce qui est déjà pas mal, en fait).

La seconde raison qui a valu une volée de sandales post-conférence était tout le cirque médiatique qui a précédé la conférence. Certains blogueurs kamikazes ont créé des rumeurs abracadabrantesques qui leur ont généré de l’attention sur le moment, mais qui ont eu aussi pour effet de créer des attentes monstrueuses auprès des gens, qui bouillonnaient d’impatience à l’idée de voir Mother 3 et un Mario X Lapins Crétins annoncés en direct. Aussi, les rumeurs étaient tellement insistantes sur le fait que la console coûterait 250€ qu’une vague de choc nous a tous atteint lorsque le véritable prix est tombé (300$ hors taxe, soit environ 330$ et 330€ chez nous taxe incluse). On aurait du s’y attendre, puisque l’on savait tous que la console embarquerait pas mal de puissance en plus de proposer un écran d’excellente facture et une blinde d’accessoires, mais les rumeurs nous avaient déjà conditionnées. Est-ce que j’en suis à défendre le prix de la machine ? Pas non plus, parce que même moi je trouve ça extrêmement onéreux, mais bon, on aurait quand même du le voir venir.

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Enfin, la dernière raison qui nous a valu ces réactions était que la conférence en elle-même restait assez pauvre en informations et que la plupart des informations qui nous intéressaient avaient été donnée dans les minutes qui ont suivi la fin de l’événement. On a passé une heure après la fin du live à apprendre pas mal de choses concernant le online payant (qui nous offre tous les mois un jeu rétro désormais jouable en ligne), Mario Kart 8 Deluxe, ainsi que le contrôle parental et la très perplexante nouvelle comme quoi la version Switch de Skyrim sortirait en fait à la fin de l’année (ce qui est assez débile aussi bien pour Nintendo que pour Bethesda, puisque le jeu aurait vendu des consoles par palettes entières au lancement… Ceci dit, ça peut aussi être un bon argument de vente aux alentours de Noël).

Un autre détail qui m’a fait pas mal tiquer est que du côté des éditeurs tiers occidentaux… Bah on n’a encore une fois pas eu grand chose, me faisant craindre une situation proche de celle de la Wii U, mais cette fois-ci en version accélérée, puisque là ils n’ont même pas pris la peine de faire genre qu’ils soutiendraient Nintendo. Aucun jeu original n’a été annoncé de leur part. Uniquement des portages. La prise de risques est minimale, tant et si bien que le prochain E3 risque de bien assez vite sceller le destin de la Switch si personne ne s’active. Heureusement, les développeurs japonais semblent au taquet, avec un Namco Bandai ayant déjà annoncé un nouveau Tales of et un Taiko no Tatsujin dessus, Nippon Ichi Software file déjà une version complète de Disgaea 5 et Square Enix offrira aux Japonais non seulement Dragon Quest X ; XI et une compilation des deux Heroes, mais aussi un nouveau projet de l’équipe derrière Bravely Default. En ce qui me concerne, vu que je ne joue presque qu’à des jeux indés (qui promettent déjà d’être nombreux) et à des jeux et RPG japonais (et des jeux Ubisoft), l’absence des gros studios occidentaux m’affecte autant que la fluctuation du prix des kiwis dans le Franprix du coin, mais je sais que ça va en déranger pas mal, donc ça reste malgré tout un assez gros bémol.

Enfin… Au moins on a Xenoblade Chronicles 2 et Super Mario Odyssey d’ici la fin de l’année, donc la Switch sera rentabilisée bien assez vite.

La Console : Joy-Con Carne

Après une matinée assez difficile à lambiner comme des zombies à faire les soldes du côté du Disney Store, nous sommes ensuite allés au Grand Palais, où nous attendait la fameuse console. Et… Franchement… Voilà.

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Appelez-moi blasé, mais je n’ai rien ressenti de particulier en posant les mains dessus pour la première fois. Certes, j’étais excité comme rarement la semaine qui précédait son annonce, puis la veille et même cinq minutes avant, mais une fois la console en main, les choses se sont passées de manière tellement naturelle que j’avais presque l’impression que ça faisait des mois qu’elle était sortie.

En fait, la Switch, c’est exactement ce à quoi on peut s’attendre en voyant les trailers : une console portable de salon. Peut-être était-ce aussi parce que je joue encore très régulièrement à la Wii U, mais je n’ai pas été réellement choqué en jouant à la console, puisqu’en mode portable, la Switch se comporte et se tient exactement comme le Wii U Gamepad. Un Gamepad plus léger et plus agréable à tenir, mais un Gamepad quand même. D’ailleurs, petite anecdote : j’ai tellement pris l’habitude de jouer à la Wii U que quand je jouais en mode portable sur Zelda, je regardais par réflexe une télévision qui n’affichait aucune image et inversement quand je passais en mode télé. Repasser à une forme de jeu plus classique risque de prendre un peu de temps, j’ai l’impression…

L’écran de la Nintendo Switch est vraiment excellent. L’image est nette et plus que détaillée, au point que j’avais l’impression de jouer à une plus grande PS Vita (premier modèle, avec son écran de dingue). Il est tactile, mais aucun des jeux que j’ai pu essayer vendredi n’exploitait la fonctionnalité, donc je ne pourrais dire comment il se tient par rapport à la Nintendo 3DS. Après, le petit bémol est que même si l’écran est large, il ne l’est pas non plus assez pour permettre de jouer sur une table à une distance trop confortable. On a pu essayer Snipperclips à deux assez sur un canapé situé à un mètre de la table sur laquelle était posée la console et même si ça restait lisible, le jeu en lui-même était assez peu détaillé, donc m’est avis que jouer à un gros RPG ou un jeu demandant d’être attentif aux petites choses serait assez compliqué dans ce genre de configuration.

Mais la véritable star du show restait sans aucun doute la manette. Elle se tient parfaitement en main et la fonctionnalité de “Vibrations 3D” est absolument bluffante. Un des mini-jeux de 1, 2, Switch nous proposait de secouer le Joy-Con comme une boîte de billes et on setait chacune des billes virtuelles nous rouler dans la main et se cogner aux parois de la manette. Il faut le sentir pour le croire, car c’est assez effrayant tant c’est précis. Après, pour ce qui est du côté “clipsage” des manettes à la console, je n’ai pas pu l’essayer, car toutes les manettes étaient fermement maintenues par divers mécanismes de sécurité (les manettes coûtant 50€ chaque et l’événement ouvert au public, on sentait bien que Nintendo voulait éviter que certaines personnes mal intentionnées ne repartent avec un souvenir). Et tout comme la Wiimote, les Joy-Con possèdent eux-aussi plein de petits accéléromètres pour créer des expériences immersives, même si les jeux l’exploitant à fond étaient rares.

Swiiiiitch

#TeamLemmyKoopa

Pour ce qui est de la puissance de la machine, je dois avouer que je n’y ai absolument pas fait gaffe. Je n’ai pas remarqué de chutes de framerate en jouant à Zelda, ni noté quoi que ce soit d’étrange. C’est aussi puissant qu’une Wii U et ça peut faire tourner Unreal Engine 4, ce qui est déjà plutôt pas mal pour une console portable. Après, je dois avouer que j’ai moi aussi trouvé que l’aliasing sur la version télé de Zelda était assez méchant, mais il faut savoir que l’on jouait tous avec le nez à cinquante centimètres de l’écran, ce qui n’aidait vraiment pas. Après, une fois passé en mode portable, ça ne se voyait absolument pas, donc à moins d’avoir un canapé sité à moins de deux mètres de la télé, ça ne devrait pas trop se voir. Et puis bon, perso, je trouve des jeux de Nintendo 64 encore très jolis, donc tout ce qui concerne la puissance d’une console n’entre clairement pas dans ma liste des priorités.

Enfin, il me faut revenir sur un point qui a faussement fait controverse : la durée de vie de la batterie.

2h30 minimum pour les jeux les plus gourmands avec la luminosité à fond, c’est trop peu ? Faut pas non plus pousser ! La Nintendo 3DS tient sur la même durée avec les paramètres à fond et il a même été dit que la batterie peut tenir jusqu’à 6 heures. Et en plus, la Nintendo Switch a quelque chose que la Nintendo 3DS n’a pas : la possibilité d’être rechargée via un câble USB, signifiant qu’il est parfaitement possible de prendre la batterie externe que l’on utilise pour nos smartphones et brancher la console dessus pour la faire tenir plus longtemps. Alors certes, pour les Bordeaux/Paris en voiture, ça peut ne pas être beaucoup, mais on n’est pas des masses à jouer plus de 2h30 en extérieur. Et là encore, le problème est assez vite résolu désormais avec une bonne batterie externe, donc… Eh.

Les jeux : Snipperclips Snipperclips Snipperclips !

Avant de commencer à aller dans le détail, il me faut préciser que je n’ai pas eu le temps de tout essayer. À mon grand regret, j’ai du laisser filer Has-Been Heroes de Frozenbyte et je n’ai pas pris le temps de tâter Just Dance 2017, Skylanders Imaginators, Ultra Street Fighter II : The Final Challengers, Fast RMX et Disgaea 5 Complete (que j’avais déjà testé sur PS4 en 2015). Pour certains que j’avais déjà eu l’occasion de tester à diverses époques, je dois avouer que j’avais la flemme d’y rejouer, et pour d’autres, bah je n’avais pas vraiment le temps. On est restés pas moins de deux heures et demi sur l’événement et la fatigue de la matinée couplée à celle du trajet jusqu’à Paris de la veille commençait vraiment à peser (ça et puis techniquement on n’était censés rester que deux heures pour laisser aux autres journalistes l’opportunité de pouvoir tester rapidement les jeux, donc on préférait éviter de trop encombrer les allées du salon et on est partis).

La sélection était variée, allant des nouveaux gros jeux proposés par Nintendo à Zelda et les jeux des développeurs tiers, qui occupaient chacun une borne dans le fond. Il y avait le choix et on a essayé d’en tester un maximum, sachant que bien évidemment, les plus populaires demandaient un peu de patience pour pouvoir être essayés. Et il faut également savoir que toutes les impressions sont basées sur des sessions allant de 5 à 20 minutes et ne sont donc en rien représentatives du jeu final. Il ne s’agit vraiment que de simples impressions saupoudrées de quelques spéculations de ma part sur le potentiel des jeux.


Coup de coeur absolu : Snipperclips – Les Deux font la Paire !

Snipperclips

J’aime bien me répéter quand je dis que les meilleures surprises viennent très souvent de là où on ne les attend pas. Et avec Snipperclips, je dois avouer que j’y suis entré à l’aveugle. De quoi s’agissait-il ? Je ne le savait pas et visiblement, peu de gens non plus ne le savaient pas, puisque le stand était assez vide… Et pourtant…

Snipperclips est un puzzle-game coopératif jouable de deux à quatre joueurs où l’on incarne des petits morceaux de papier devant collaborer pour résoudre des énigmes reposant en très grande partie sur la physique. Pour progresser, il faut découper notre partenaire pour lui donner une forme qui lui permettra de déclencher un mécanisme/crever un ballon/transporter un truc. J’y ai joué avec ma compagne et on s’est éclatés comme rarement, puisque même si la solution est toujours évidente, la manière d’arriver au résultat que l’on veut sera toujours bien plus perchée que ce que l’on aurait pu imaginer. Pour le coup, Snipperclips est un véritable jeu coopératif, au même titre que Overcooked, et m’est avis qu’il fera un carton auprès des couples et des streamers, parce que le potentiel comique est très élevé (et est en plus renforcé par les morceaux de papier eux-mêmes, car ils font des têtes vraiment rigolottes). Le jeu sort en Mars sur l’eShop et je sais déjà qu’il fera partie de ces jeux que je prendrai à la sortie et dont la critique figurera sur le site.


The Legend of Zelda : Breath of the Wild

Si vous n’avez pas peur des spoilers, vous vous devez de (rerere)regarder ce trailer. Je sens que si c’est possible, ça sera VO obligatoire.

Autant j’attends le jeu comme le Messie, autant la démo ne m’a pas vraiment emballé plus que ça, et ce pour une raison : il s’agissait sans grande surprise de la même démo qu’à l’E3. Démo dont j’avais vu énormément de choses durant les différents streams mis en place. De plus, on sait désormais que le jeu sortira dans 6 semaines, ce qui ne me motivait pas vraiment à jouer à fond au jeu. Du coup, j’ai passé les vingt minutes de la démo à me balader dans le temple du temps, admirer les carcasses des gardiens et manquer de mourir comme un idiot en tentant de sortir de l’aire délimitée par la démo tout en tapant sur les rares Bokoblins croisés ici et là.

Après, s’il y a bien un truc qui m’a choqué, c’est que les vingt minutes passées à “jouer” sont passées en un éclair, signe que le jeu va prendre un nombre incalculable d’heures à finir, ce qui est à la fois très cool pour le moi joueur, mais aussi une assez grosse crainte pour le moi qui compte écrire la critique du jeu sur ce site.


Mario Kart 8 : Deluxe

Bah… C’est Mario Kart 8. Pas vraiment grand chose à dire dessus, puisque d’une, c’est Mario Kart et de deux, c’est le même jeu que sur Wii U. Après, le détail vraiment cool en dehors du fait que ce soit une version portable, c’est que l’on peut y jouer jusqu’à 8 (!) en local, ce qui promet des sessions de 3DS in Bordeaux/Rennes/Paris/etc dantesques le jour où tout le monde mettra la main sur la Switch et sur le jeu.

D’ailleurs, en y repensant, les tournois en salon du style Stunfest/Bordeaux Geek Festival/Hero Festival pourront vraiment gagner en lisibilité, puisque tous les joueurs pourront ramener leur Nintendo Switch pour participer et il ne suffira que d’un seul dock pour projeter une partie sur un écran pour en faire profiter tout le monde. Après, je me demande s’il sera possible ou non de créer différentes configurations, avec par exemple quatre joueurs sur une Switch connectée à une télé et quatre autres joueurs sur leur console ou non. J’en doute, mais si c’est possible, ça serait vraiment cool.


Arms

Arms est assez particulier. On dirait le jeu de boxe de Wii Sports en beaucoup plus technique et avec pas mal de possibilités de customisation. On peut personnaliser ses poings en fonction des personnages choisis et il est possible de faire des dashs, d’attraper l’adversaire et d’incurver légèrement le coup pour que l’adversaire aie du mal à l’anticiper, car rester à distance fait que chacun de nos coups peut facilement être paré, tandis que se rapprocher rendra certes nos coups plus efficaces, mais le risque que l’adversaire en fasse de même est grand.

Petite anecdote rigolotte : comme tout bon jeu de baston qui se respecte, Arms possède aussi une jauge de Super que l’on peut utiliser pour lâcher une série d’attaques très rapides et puissantes. Étant un gros nerd de compet’, je n’ai pas pu m’empêcher de crier “ORA ORA ORA ORA !” en déclenchant le Super. Mais le plus drôle a été une des personnes censées faire la démonstration à côté qui est arrivée en courant pour crier “ZA WARUDO !” à ce moment précis, résultant en deux nerds souriant bêtement. Bref, Arms peut être un bon simulateur de JoJo’s Bizarre Adventure.

Plus sérieusement, le jeu semble intéressant, et on sent que Nintendo est en train d’essayer de le pousser pour qu’il devienne un titre digne d’entrer dans une ligue e-sport… Mais j’ai un doute. J’ai vraiment la sensation que ça va finir comme Pokkén Tournament, où les gens y croyaient mollement et le jeu était forcément tombé dans l’oubli quelques mois après sa sortie. Là, Arms est une nouvelle IP et donc réussir à l’imposer sera un défi. Non pas que Nintendo n’aie pas réussi avec Splatoon, au contraire, mais Splatoon avait un univers vraiment travaillé et des personnages charismatiques et rigolos, mais là… Je ne sais pas trop. Faudra voir (après, ça ne veut pas non plus dire que je pense et que je souhaite qu’il fasse un bide, mais je reste juste très dubitatif).


Splatoon 2

Vu que l’on parle du poulpe… Comme Mario Kart 8, j’avais une très grosse impression de déjà vu avec Splatoon 2, tant et si bien que j’avais l’impression de jouer à une version portable du premier. Après, la démo ne montrait concrètement que les nouvelles armes et le système d’esquive, que je n’ai pas exploité par pur automatisme. Le trailer montrait quand même pas mal de différences, notamment avec des cartes qui exploitent quelques éléments que l’on ne retrouvait pas dans le premier, comme les rails et m’est avis que ça va rajouter une certaine dose de stratégie supplémentaire.

La démo de Splatoon 2 a aussi été pour moi l’occasion de découvrir que la manette Pro de la Switch possédait aussi un gyroscope, faisant que la visée était tout aussi précise et déstabilisante que dans la version Wii U.

Bref, j’avais plus l’impression de me retrouver avec un Splatoon 1.5 qu’avec une suite qui changerait le gameplay en profondeur… Ce qui concrètement n’est pas un si gros mal que ça, étant donné que le jeu reste super fun.


1, 2, Switch

Appelez ça l’instinct, mais quelque chose me dit que 1, 2, Switch est un Wario Ware qui ne s’assume pas et une démo technique pour le Joy-Con qui va coûter quand même bien cher.

Sur le salon, on avait le droit à 6 mini-jeux, allant du très drôle au perplexant, au point que c’était 50/50 en terme d’excellent et de moyen. Parmi les moyen qui ne seront joué que deux fois avant d’être vite oubliés, on a celui où l’on doit traire une vache à la vitesse de l’éclair (mais qui semblait plus être la source de nombreuses blagues salaces auprès des journalistes qu’autre chose), celui du coffre-fort, où il faut tourner le Joy-Con tout en faisant attention aux vibrations pour savoir quand il faut s’arrêter de tourner et Copy Dance, où il faut imiter la pose prise par l’autre joueur (et qui a plus ou moins fini en bataille de JoJo’s Pose, forcément). Et dans les plus intéressants, on avait le fameux mini-jeux de la boîte de billes, qui mettait le plus joliment en avant les “Vibrations 3D” et un autre de duel au Far West, nous permettant de réaliser nos rêves les plus fous d’incarner John Wayne. Mais la palme du mini-jeu le plus fun revenait au mini-jeu de samouraï, où un joueur devait tenter de frapper l’autre avec un sabre, tandis que le défenseur devait essayer d’attraper la lame en tapant dans son Joy-Con au bon moment. C’était celui-là qui mettait le mieux en avant l’idée que l’on pouvait se passer du téléviseur et être le plus sournois possible pour feinter son adversaire.

Bien évidemment, on sent que l’on n’avait eu le droit qu’à une petite sélection de l’ensemble de mini-jeux, mais 1, 2, Switch a plus des airs de démo technique à fournir avec la console que d’un jeu à part entière (même si on pourrait arguer que le concept n’est pas nouveau avec des titres comme Johan Sebastian’s Joust ou Sportsfriends sortis sur PS3 et utilisant le PS Move de la même manière). Après, qu’il soit vendu dans le commerce est tout à l’honneur de Nintendo, qui montre qu’il ne compte pas dévaluer se produits, mais à 50€ ? Soit le nombre de mini-jeux proposés est bien plus important qu’imaginé, soit ils poussent un peu trop le prix de la “nouveauté” juste parce que c’est nouveau, surtout que l’on sait tous pertinemment que le jeu connaîtra le syndrome du “jeu à raclette” qui sera ressorti que quelques fois avant d’être définitivement rangé dans la bibliothèque et qui finira très certainement dans le bac à soldes d’ici l’hiver prochain.


Sonic Mania

J’avais de l’espoir pour Sonic Mania. Vraiment. Mais si la démo proposée ce week-end est l’indicateur de quoi que ce soit, c’est que beaucoup de fans de Sonic seront déçus.

Alors certes, le jeu est spectaculaire, mais une des règles primordiales dans le game design stipule que le plaisir des yeux ne doit pas se faire au détriment du plaisir de jeu. Or, avec Sonic Mania, on tombe pile poil dans l’exemple à ne pas suivre, car le second niveau montré est une masterclass en mauvais level et game-design. Trop long et labyrinthique pour un jeu Sonic, visuellement surchargé. Des gimmicks rigolos qui deviennent fastidieux passés la quatrième fois qu’on les voit et surtout des ennemis que l’on ne voit pas et qui nous touchent sans que l’on ne sache quoi faire. C’est fouillis au mieux, inutilement frustrant au pire et ça met le doute quant à la qualité du produit final.


Super Bomberman R

Oh hey ! Konami n’est pas mort !

Bon, ok, c’est juste pour nous ressortir Bomberman, mais Bomberman reste une valeur sûre, non ?

Mouif. On va dire ça.

Pas que je n’aie pas été convaincu, mais pour avoir joué à Super Bomberman sur Super Nintendo il y a quelques mois et à cette version Nintendo Switch récemment, je peux dire sans trop me fouler que niveau compétitif, la version Super Nintendo est meilleure.

La version Switch est non seulement plus terne, mais la 3D est basique au possible, les effets d’explosion risibles et c’est mou… Après, le seul truc bien par rapport à la version Super Nintendo, c’est que les joueurs expulsés de l’arène peuvent se déplacer sur les bords de l’arène pour balancer des bombes en guise de représailles. Faut voir ce que la version complète offre, mais pour ce qui a été montré, ça n’a pas l’air vraiment dingue… Mais je peux me tromper.




Au final, est-ce que je suis ressorti de l’événement en voulant absolument une Nintendo Switch ?

Oui. Bien évidemment. En tant que fan de Nintendo, je ne pourrais pas dire non et en tant que bloggeur ayant envie de faire au mieux pour vous informer et vous conseiller, je ne peux pas non plus dire non. En revanche, est-ce que je vous conseille de vous jeter dessus au lancement et de partir dès aujourd’hui la précommander ? Non.

Pourquoi ? Parce que le line-up au lancement sera assez faible. Si vous avez une Wii U, ne vous embêtez pas à acheter une Switch pour rejouer à Rayman et mettre la main sur Zelda. Si vous n’en avez pas une, il y aura certes de quoi faire avec Zelda, mais le reste n’est quasi exclusivement composé que de portages ou de remakes que l’on peut trouver sur d’autres consoles. Et même si j’éprouve énormément d’amour pour Snipperclips, je ne suis pas vraiment sûr que ce jeu et Zelda peuvent justifier de dépenser plus de 400€. Après, comme avec chaque lancement de console, il se peut que certaines boutiques fassent des offres de reprise et de précommande alléchantes, auquel cas je ne peux que vous conseiller de les surveiller. Si vous pouvez acheter la console sans vous saigner, ça sera toujours bien et vous aurez moins de regret en jouant à Zelda et Snipperclips que si vous l’achetiez à plein tarif (ceci dit, en y repensant si jamais une application Netflix ou Youtube sort dessus en Day One et que vous n’avez pas de tablette, ça peut valoir le coup d’avoir une Netflixmobile avec un écran de cette qualité… Oui, je pense à ça parce que ma PS4 ne me sert presque plus qu’à ça depuis quelques mois).

En fait, pour être parfaitement honnête, je pense que si vous voulez une Switch en 2017 et que Zelda ne vous botte pas tant que ça, attendez au moins Juin, le temps que le nombre de jeux disponible augmente sensiblement (Snipperclips, Rayman Legends, Yooka-Laylee, Arms et potentiellement Splatoon 2 seront disponible à ce moment-là), que les stocks soient remplis et que l’E3 soit passé, car m’est avis que Nintendo garde encore pas mal de cartouches en réserve et compte les révéler petit à petit. Après tout, Retro Studios n’a pas annoncé son nouveau projet, tout comme Next Level Games et il est tout à fait possible que Hironobu Sakaguchi réserve son nouveau projet à la Nintendo Switch.

Metroid

Dans tous les cas, une chose est sûre : je vous livrerai un verdict bien plus complet et concret au mois de Mars, une fois que j’aurai pu tâter tout ce que cette intrigante console m’aura proposé et je serai en mesure de vous dire s’il faut aller acheter cette console en courant, trottinant ou en marchant tranquillement le long du sentier de la vie. Car c’est aussi un peu ça; la Switch, c’est la vie eeeet je ne sais totalement plus où je vais avec cette métaphore parce que j’ai quand même écrit un dossier de huit pages en cinq heures et suis un peu en train de mourir mentalement…

Rendez-vous le 3 Mars !

Benjamin « Red » Beziat

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  1. MorganCG le 17 janvier 2017 à 21 h 04 min

    Super avis ! Pour l’autonomie en voiture, on pourra très certainement la brancher sur l’allume cigare, c’est ce que je compte faire pour les trajets Paris Vannes ! Pour moi c’est Day one même si j’ai une wii u je ne peux pas me passer de Zelda en portable :)